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Apiculture
« Une année catastrophique » pour les apiculteurs

2021 est une année noire pour les apiculteurs qui enregistrent des rendements historiquement faibles. En cause : des conditions climatiques déréglées.

Nils Aucante est représentant de la filière apicole à la FNSEA 41 et à la FNSEA Centre-Val de Loire.
Nils Aucante est représentant de la filière apicole à la FNSEA 41 et à la FNSEA Centre-Val de Loire.
© L.G. - Horizons

La récolte mellifère de cette année est « catastrophique » pour les apiculteurs. « C’est la pire année que j’ai connue, et je suis loin d’être le seul à le dire. D'autres producteurs, installés depuis trente ans, tirent le même constat », affirment Nils Aucante, représentant de la filière apicole à la FNSEA 41 et à la FNSEA Centre-Val de Loire.

En cause : les mauvaises conditions météorologiques du printemps. « Mai a été particulièrement catastrophique. Or, dans notre secteur, c’est le mois de l’apiculture par excellence. C’est là que les colonies se développent et qu’il y a des fleurs à profusion. Mais cette année, les abeilles ont eu très peu de jours de miellé, c’est-à-dire de jours pour sortir, ramener le nectar dans les ruches et se développer. Et derrière, la fin du printemps et le début de l’été n’ont pas été très propices », explique l’apiculteur solognot.

1/5 de la production

Installé depuis 2016 en système biologique, l’apiculteur estime n’avoir réalisé que 1/5 de sa production : « Tout le monde a fait une année très difficile. Au mieux, les apiculteurs ont perdu 30 à 40 % de leurs rendements, ce qui est énorme ». Des variables existent entre les producteurs bio et les conventionnels. « Nous en bio, nous ne pouvons pas aller sur le colza et le tournesol, or cette année, ce sont ces deux fleurs qui ont permis à certains de sauver leur récolte. »

L’année sera particulièrement difficile pour les jeunes apiculteurs fraîchement installés et pour ceux qui n’ont pas l’habitude de faire du stock. « Très rapidement, on ne va plus avoir de miel à vendre donc ça va être compliqué niveau trésorerie. »

Les apiculteurs regrettent « qu'aucun politique », notamment du département, n’ait réagi pour leur venir en aide. « On se sent un peu mis à l’écart. Pour une fois, l’apiculture demande quelque chose, on le fait rarement, mais cette année, on ne va pas avoir le choix. Les jeunes qui viennent de s’installer vont notamment avoir beaucoup de mal à survivre si rien n’est fait », insiste Nils Aucante.

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