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Diversification
Un projet de la Scael présenté au ministre Olivier Dussopt

Le ministre Olivier Dussopt est allé à la découverte du projet Sensoriel développé par le groupe coopératif Scael autour du lavandin, le 11 mai à Loigny-la-Bataille.

De passage en Eure-et-Loir pour accompagner le déploiement du plan France relance dans les territoires, le ministre délégué en charge des comptes public, Olivier ­Dussopt, a poussé jusqu'à Loigny-la-­Bataille le 11 mai, pour découvrir le projet Sensoriel développé par le groupe coopératif Scael autour de la distillation de lavandin.

La rencontre s'est déroulée sur ­l'exploitation d'Hugues Robert, où a été implantée il y a deux ans, l'une des premières parcelles d'essais de cette culture.

Une filière locale

En présence, entre autres, du préfet Françoise Souliman, du député Philippe Vigier, du directeur des Territoires Guillaume Barron, ou du président de la chambre d'Agriculture, Éric Thirouin, le binôme à la tête du groupe coopératif Scael (son président Éric Brault et son directeur général, Jean-Sébastien Loyer) a livré au ministre les grandes lignes du projet Sensoriel.

Il s'agit en l'occurrence de la mise en place d'une filière locale, innovante, créatrice d'emplois directs et indirects, économiquement intéressante pour les agriculteurs engagés dans la démarche mais aussi pour la diversité des paysages, économe en eau et en intrants.

« Un vrai projet territorial autour d'Orgères, a conclu Jean-Sébastien Loyer, et c'est pourquoi nous avons été associés au plan de relance* et nous en sommes heureux ».

« Je suis ravi de découvrir ce projet qui a été retenu dans le cadre du plan France relance pour plusieurs raisons, a relevé Olivier Dussopt. D'abord parce qu'il s'appuie sur un modèle ­coopératif qui permet de sécuriser le revenu des exploitants et d'investir comme vous le faites. C'est un modèle fructueux et utile ».

« Il a été retenu également car il s'inscrit dans un certain nombre d'objectifs partagés, comme la transition agro-écologique. Enfin, il y a cette volonté de structuration d'une filière locale. Tout cela rend pertinent le fait de pouvoir engager des fonds publics, pour relancer notre économie et la transformer dans la durée ».

Traitement équitable

Cette rencontre a été l'occasion ensuite pour Éric Thirouin d'exprimer au ministre le fait « qu'effectivement, le plan de relance, nous en avons besoin dans la crise agricole que nous subissons. De fait, nous avons souvent été évincés de toutes les aides. J'avoue que cette fois, l'Eure-et-Loir est traité avec équité et nous avons été soutenus sur un certain nombre de choses. C'est une première pour le département ».

Il poursuit : « Si vous regardez la carte de France du soutien, l'Eure-et-Loir était le dernier département. Enfin cette initiative de la Scael est l'exemple typique du dynamisme de notre agriculture. Face à cette crise que nous vivons, nous savons nous remettre en cause ».

Le président de la Chambre a rappelé également au ministre les attentes du monde agricole par rapport à l'évolution de l'assurance récolte : « Elle aura besoin demain de la solidarité nationale. Nous attendons que les annonces entendues se traduisent officiellement dans les jours qui viennent. C'est capital ».

Géostratégie

À l'issue de cette réunion, tout le monde s'est retrouvé un peu plus loin sur une parcelle de lavandin. Là, Olivier Dussopt a reçu les éclairages d'Élise Grison, la responsable développement filières de la Scael, sur les aspects agronomiques de cette culture et en particulier la mise en place de désherbage mécanique.

Enfin, entre le ministre, les responsables du groupe coopératif et Éric Thirouin, la discussion s'est poursuivie un moment, en particulier sur les aspects économiques et géostratégiques du marché des céréales…

*Le groupe coopératif Scael a obtenu 200 000 euros dans le cadre du plan France relance.

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