Édito de Julien Thierry
« Colza : on a semé, on nous a désarmés »
Exploitant agricole en polyculture à Toussus-le-Noble (Yvelines), Julien Thierry est vice-président de la FDSEA Île-de-France et administrateur de la Fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux (Fop).
Exploitant agricole en polyculture à Toussus-le-Noble (Yvelines), Julien Thierry est vice-président de la FDSEA Île-de-France et administrateur de la Fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux (Fop).
« Fin août-début septembre et malgré des conditions sèches, beaucoup d’entre nous ont semé des colzas. Il faut dire que cet oléagineux demeure une tête d’assolement rentable avec des prix pour la prochaine récolte affichés au-delà de 500 euros la tonne.
Mais dans de nombreuses situations, la pluie n'est pas venue ou en quantité insuffisante. Les levées ont été hétérogènes et échelonnées. Les colzas sont restés des semaines au stade cotylédons, là où ils sont les plus vulnérables face aux ravageurs. Les punaises sont arrivées sournoisement, puis les altises ont fini le travail. Sur bien des parcelles, il ne reste que de la terre nue et des factures de semences, d’insecticides, voire de désherbage. Un investissement perdu, et une rotation à reconstruire en urgence.