Betteraves
Cristal Union donne les bilans de Corbeilles-Nangis et Pithiviers-Toury
À Montargis (Loiret) mardi 19 mai, puis à Angerville (Essonne) mercredi 20 mai, les sections Cristal Union de Corbeilles-Nangis et de Pithiviers-Toury ont tenu leurs assemblées générales. Deux campagnes jugées satisfaisantes, mais avec des niveaux de rendement différents et une même vigilance autour des pucerons.
À Montargis (Loiret) mardi 19 mai, puis à Angerville (Essonne) mercredi 20 mai, les sections Cristal Union de Corbeilles-Nangis et de Pithiviers-Toury ont tenu leurs assemblées générales. Deux campagnes jugées satisfaisantes, mais avec des niveaux de rendement différents et une même vigilance autour des pucerons.
Deux jours, deux sections et deux bilans de campagne. Mardi 19 mai, les planteurs de la section Cristal Union de Corbeilles-Nangis étaient réunis à Montargis (Loiret). Le lendemain, ceux de Pithiviers-Toury se retrouvaient à Angerville (Essonne). Ces assemblées générales ont permis de revenir sur la campagne betteravière 2025-2026 et de présenter les premières perspectives de la campagne en cours.
Pour Corbeilles-Nangis, la réunion intervenait quelques mois après l’intégration de Nangis à Cristal Union, en septembre dernier. Le rendez-vous constituait ainsi un premier bilan partagé pour cette nouvelle section. Du côté de Pithiviers-Toury, la campagne présentée affiche des résultats supérieurs, portés par un rendement racine et une richesse élevés.
Corbeilles-Nangis maintient un bon niveau
La campagne 2025-2026 de Corbeilles-Nangis a été présentée comme « d’un bon niveau ». Les semis précoces ont favorisé l’installation des betteraves. La campagne a ensuite été marquée par une forte pression pucerons-jaunisse, alors que les conditions climatiques se sont montrées favorables à la végétation. La pression cercosporiose est restée faible. En fin de cycle, un épisode de gel survenu fin novembre a pesé sur certaines situations et contribué à des rendements hétérogènes. Les résultats présentés lors de l’assemblée traduisent ces écarts. Deux niveaux de performance ont été affichés : 75 tonnes par hectare de rendement racine avec une richesse de 17,8 %, soit 85,5 tonnes par hectare ramenées à 16 ° ; et 70 tonnes par hectare de rendement racine avec une richesse de 18,6 %, soit 84,5 tonnes par hectare à 16 °. La richesse a ainsi permis de maintenir un rendement final satisfaisant malgré des résultats racines plus contrastés.
Pour la campagne 2026-2027, les semis ont été réalisés dans de bonnes conditions. Le développement des betteraves a toutefois été ralenti par des conditions sèches et froides. Les pluies intervenues au début du mois de mai ont été qualifiées de salvatrices. Certaines parcelles pourraient couvrir les rangs à la fin du mois. La pression des pucerons reste néanmoins un point de surveillance, la section soulignant la réactivité des planteurs face aux premières alertes.
Pithiviers-Toury proche des 100 tonnes à 16 °
À Angerville, la section Pithiviers-Toury a dressé un bilan plus élevé encore. La campagne 2025-2026 y a été qualifiée de campagne « à haut potentiel ». Les bonnes conditions de semis et une météo favorable à la végétation ont accompagné le développement des betteraves. La section a relevé une faible pression cercosporiose et une pression pucerons-jaunisse contrôlée au sud de Paris. La fin de campagne a toutefois nécessité des adaptations, avec un épisode de gel précoce, le bâchage de betteraves et une modification du planning de mise à disposition au cours de la campagne. Malgré ces contraintes, les résultats sont élevés : 85 tonnes par hectare de rendement racine, une richesse de 18,20 ° et un rendement ramené à 16 ° de 99,4 tonnes par hectare.
Pour la campagne 2026-2027, la section fait état de semis précoces réalisés dans de bonnes conditions. La pluviométrie importante du début du mois de mai a permis d’installer des conditions de végétation jugées optimales. Les services betteraviers restent mobilisés pour accompagner les planteurs dans la gestion des populations de pucerons. Pithiviers-Toury a également mis en avant la démarche Cristal Vision Empreinte zéro. Selon les éléments présentés lors de l’assemblée, 50 % des adhérents de la section ont déjà réalisé leur bilan carbone. Cette démarche, volontaire et rémunératrice, s’inscrit dans les orientations portées par la coopérative pour réduire l’empreinte de la production betteravière.
Une campagne globale à 90 tonnes par hectare
Au-delà des résultats par section, Cristal Union a présenté le bilan global de la dernière campagne betteravière. Les semis précoces, engagés autour du 18 mars, ont été favorables au rendement. Le printemps sec et chaud a entraîné des différences régionales. Les pucerons sont apparus tôt, mais sur des betteraves déjà bien développées et avec des virus présentés comme peu virulifères. La faible pression automnale de cercosporiose, puis un été et une arrière-saison doux ont favorisé la progression du rendement et de la richesse.
À l’échelle de Cristal Union, la campagne atteint 90 tonnes à 16 ° par hectare, avec une richesse de 18 ° et 14 tonnes de sucre par hectare. Les surfaces betteravières progressent de 0,5 %. La coopérative a également souligné une amélioration de la part des rendements les plus élevés, malgré des écarts persistants entre parcelles.
Adapter la betterave aux prochaines campagnes
Les deux assemblées ont également permis d’aborder les leviers suivis par Cristal Union pour les prochaines campagnes. La coopérative a présenté ses travaux sur la génétique, la nutrition des plantes, les biostimulants et le stress hydrique. Un essai mené en 2025 en parcelle séchante a fait apparaître un gain de 10 tonnes, selon les données présentées. La lutte contre les bioagresseurs reste un autre axe majeur, avec la jaunisse, les maladies du feuillage, le rhizoctone, les nématodes ou encore le SBR parmi les risques identifiés. Cristal Union met en avant la combinaison de plusieurs leviers : génétique, prophylaxie, outils d’aide à la décision, nutrition et protection des cultures.
La coopérative a enfin présenté ses démarches de réduction des intrants, de décarbonation et de valorisation des pulpes, ainsi que le développement d’outils d’accompagnement pour les adhérents. Dans les deux sections, l’attention reste désormais tournée vers la campagne en cours, avec une interrogation commune : maintenir le potentiel des parcelles alors que la pression des pucerons demeure l’un des principaux risques pour la betterave.