DNC : appel commun à la vigilance et à la responsabilité
Toutes les organisations départementales en lien avec le secteur de l'élevage et tous les syndicats agricoles ont signé le 12 janvier un communiqué avec le préfet d'Eure-et-Loir, qui souligne l'union face à la Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC).
Toutes les organisations départementales en lien avec le secteur de l'élevage et tous les syndicats agricoles ont signé le 12 janvier un communiqué avec le préfet d'Eure-et-Loir, qui souligne l'union face à la Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC).
Sous l'égide du préfet d'Eure-et-Loir, Hervé Jonathan, l'ensemble des organisations professionnelles agricoles en lien avec le secteur de l'élevage et les syndicats (la chambre d'Agriculture, la FNSEA 28, Jeunes agriculteurs 28, la Coordination rurale, la Confédération paysanne et le Groupement de défense sanitaire d'Eure-et-Loir) ont signé un communiqué commun en date du 12 janvier : « Tous unis face à la dermatose nodulaire contagieuse bovine ».
Celui-ci rappelle d'abord que la DNC est une maladie virale strictement animale, ne présentant aucun risque pour l'Homme et que les produits alimentaires d'origine animale sont consommables sans danger. Il précise que « cette maladie grave doit être endiguée », que depuis l'apparition de la maladie sur le territoire, 117 foyers ont été identifiés et que le département est indemne.
Trois piliers
Le communiqué explique ensuite la stratégie sanitaire mise en place. Elle repose sur trois piliers : « Gérer les foyers pour empêcher la multiplication virale ; limiter les mouvements des bovins en dehors des zones réglementées autour des foyers pour limiter la dispersion de la maladie ; vacciner autour des foyers pour limiter l’excrétion du virus ». Des mesures qui s'accompagnent d'une indemnisation par l'État à l'euro près de la valeur des animaux, du manque à gagner et du renouvellement du cheptel.
Le communiqué relève que « des foyers récents de l’Aude, de l’Ariège et des Hautes-Pyrénées pourraient s'expliquer par des mouvements non autorisés d'animaux par transport routier. De tels comportements et manquements de quelques-uns mettent en danger l'ensemble de la filière. Aussi, les contrôles des mouvements des animaux sont renforcés sur les routes. 21 contrôles routiers ont été réalisés en Eure-et-Loir depuis le 15 octobre dernier, sans infraction constatée. La gendarmerie nationale poursuivra ces contrôles aussi longtemps que nécessaire ».
Vigilance et responsabilité
Il poursuit : « Afin d’éviter que cette maladie ne touche l’Eure-et-Loir, actuellement indemne, les représentants des éleveurs signataires du présent communiqué, aux côtés de l’État, appellent à la plus grande vigilance et à la responsabilité de chacun, pour respecter les principes de biosécurité, les restrictions de mouvements des bovins depuis les zones réglementées ou vaccinées, et déclarer toute suspicion de la maladie ».
Le communiqué conclut en soulignant que « la protection de nos exploitations et de nos cheptels passe par un engagement collectif de tous les acteurs (État, éleveurs, transporteurs, vétérinaires…). La stratégie nationale de lutte a fait ses preuves en région Auvergne-Rhône-Alpes où plus aucun foyer n’est détecté. C’est à ce prix que le commerce de bovins pourra se poursuivre. Cela suppose une stricte discipline collective ».