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FDSEA 45 et JA démarrent l’opération « Hulot : touche pas au glypho !!! »

Lettre ouverte de la FDSEA du Loiret au Ministre de la transition écologique Monsieur le Ministre d’Etat,

© FDSEA 45

Vous avez toujours affirmé qu’il faut s’appuyer sur « ce que dit la Science» pour défendre la réalité du réchauffement climatique global et son origine anthropique. De la même façon notre Ministre de la Santé s’appuie sur ce que dit la science pour rendre obligatoire 11 vaccins chez le jeune enfant. A ce propos la science dit que le risque de la vaccination est infiniment plus faible que ce-lui de contracter une maladie grave, voire très grave. C’est une décision courageuse dans un pays ou la méfiance vis-à-vis de la vaccination est l’une des plus importante, parmi tous les pays.

Il est donc incompréhensible  que vous n’appliquiez pas cette même règle à propos du glyphosate. Il y a un large consensus scientifique autour de la non-cancérogénicité du glyphosate. Les agences sanitaires de grands pays de la planète (Etats- Unis, Allemagne, France) et de l’Union Européenne, par l’inter-médiaire de ces deux agences EFSA* et ECHA**, sont for-melles sur le sujet, l’ont répété plusieurs fois et ont répondu avec rigueur aux objections qui leurs étaient faites, en particu-lier le reproche infondé de ne pas avoir pris en compte l’avis du CIRC***.

Pour des raisons complexes et multiples, même dans le domaine scientifique, il est difficile d’obtenir un consen-sus total, il y a souvent une minorité qui refusent de suivre l’avis d’une large majorité. C’est le cas pour le réchauffement climatique avec les climato- sceptiques, c’est le cas pour la vaccination, et c’est le cas  pour le glyphosate avec l’avis du CIRC.

Autoriser ou interdire un produit sur le seul critère du danger, n’est pas satisfaisant. Le danger, n’est pas le risque ! Votre automobile est dangereuse. Si vous l’utilisez, vous prenez des risques ! Heureusement les pouvoirs publics ont mis en place un Code de la route qui les minimise. Ceci se vérifie pour toutes les technologies (électricité, transport, etc…) Pourquoi utiliser des technologies risquées ? Bien évidemment, parce que par ailleurs elles nous apportent, un confort de vie, un accroissement de la productivité du travail, bénéfices auxquels per-sonne n’a envie de renoncer.

Il en est de même pour les produits phytosanitaires. Une analyse des risques montre que même si le glyphosate était cancérigène (ce qu’il n’est pas), le niveau d’exposition de nos compatriotes étant bien infé-rieur à celui des agriculteurs applicateurs pour lesquels une étude américaine ne trouve aucun lien entre cancer et glyphosate (voir ci-contre), il n’aurait aucun impact sur la santé des français.

Dans le cas de l’automobile, précédemment cité, le risque est réel puisqu’on compte, en France, plus de 3000 décès par an lié à ce moyen de transport, sans compter les blessés et han-dicapés. Pourtant chacun voit son utilité et accepte le risque. Avec le glyphosate le risque est minimum dans les condi-tions normales d’utilisation, mais beaucoup de nos compa-triotes n’ayant pas conscience de l’utilité, pensent qu’on peut l’interdire sans problème.

Il y a de nombreux arguments techniques et économiques pour justifier son utilité, mais pour le Ministre de la transition écologique que vous êtes il me semble qu’il y en a un qui est essentiel, c’est la lutte contre le réchauffement climatique et cela à deux niveaux :
• La consommation de carburant pour nettoyer une parcelle de ses mauvaises herbes est
10 fois plus importante par un travail du sol, que par un traitement chimique. Donc moins de carbone fossile libéré dans l’atmosphère avec l’utilisation  du glyphosate.

• Le projet de stocker du carbone dans les sols cultivés (le 4/1000) proposé par la France dans le cadre de la COP21 nécessite de réduire le travail du sol. Ce n’est possible qu’avec un désherbant total tel que le glyphosate.

Il est difficile de renoncer à ce a quoi on a longtemps cru, et de s’opposer à ceux qui vous soutiennent. Si la protection de l’environnement est vraiment votre priorité vous trouverez le courage de défendre auprès de vos soutiens politiques et auprès de l’Union Européenne, le renouvellement du glypho-sate pour 10 années.

Veuillez accepter, Monsieur le Ministre d’Etat, l’expression de ma respectueuse considération.

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