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Noix : les premières tendances de la récolte 2022

La récolte des noix est actuellement en cours en Loir-et-Cher, voire déjà terminée dans certains secteurs comme celui de Beauce où Damien Venot, revient sur cette année 2022 de la filière noix.

Damien Venot, exploitant agricole de Beauce, revient sur cette année 2022 de récolte de noix.
Damien Venot, exploitant agricole de Beauce, revient sur cette année 2022 de récolte de noix.
© L.B. - Horizons

La filière noix a été lancée en Loir-et-Cher il y a une dizaine d’années, avec l’objectif pour les agriculteurs à l’initiative de pouvoir se diversifier avec une toute nouvelle culture.

En cette année 2022, le pari paraît réussi avec des récoltes cette année qui sont globalement correctes. « Concernant notre Cuma, les résultats des récoltes sont très positifs avec 3 tonnes en moyenne pour la variété fernor et 1 200 kg pour la franquette », précise satisfait Damien Venot, président de la Cuma des vergers.

Des pluies en fin de récolte

Le travail se fait en commun entre les six agriculteurs qui composent la Cuma. « Nous sommes tous très complémentaires les uns entre les autres et nous sommes également habitués à travailler ensemble. Il y a de l’entraide et une bonne cohésion entre nous, ce qui fait qu’on a réussi à finir dans les temps la récolte » explique Damien Venot. D’ailleurs, cette année, « il fallait faire en sorte que le séchoir soit rempli sans s’arrêter afin de faire des économies en énergie car le gaz est passé de 10 à 50 centimes. Il faut être efficace pour réussir à faire des économies » détaille l’exploitant agricole. Toutefois, la fin de récolte de cette année a été quelque peu contrariée par la pluie. « Les quinze premiers jours de récolte se sont bien déroulés avec 48 heures de séchage mais vers la fin et le début des pluies il fallait 72 heures de séchage car les noix étaient beaucoup plus humides », précise le président de la Cuma.

L’impact des aléas climatiques

Les fortes chaleurs et la sécheresse de cette campagne n’ont pas eu d’impacts sur les noix. « Au niveau sanitaire, cette année a été excellente avec un beau temps et de la chaleur ce qui a évité aux maladies de se propager » précise Damien Venot tout en nuançant : « C’était une belle année avec l’irrigation. Je possède du goutte à goutte ce qui permet en plus de faire des économies d’eau et d’énergie. Avec l’irrigation, les noyers n’ont pas souffert de la sécheresse ». La récolte n’a pas été avancée à cause de ce climat de sécheresse grâce à l’irrigation qui a permis aux noyers de se développer convenablement. « La grêle a touché un associé de la Cuma début juin avec 50 % de perte et une qualité bien moindre qu’attendue. Le pire c’est qu’il n’y a aucune assurance pour couvrir », déplore le président de la Cuma.

Des projets à venir

Toutefois, sans prendre en compte la grêle, il y a eu « globalement une augmentation de 30 % de la production donc c’est relativement positif mais la moyenne ne veut pas toujours tout dire car d’une micro région à l’autre, surtout avec la grêle, cela reste très hétérogène », explique Damien Venot. Cependant, les associés de la Cuma des vergers croient en l’avenir de la filière noix étant donné qu’un bâtiment est actuellement en construction et prévu pour le printemps 2023 afin d’abriter une station de nettoyage, séchage et tri des noix. « C’est pour le moment un compte à rebours, tout doit être prêt pour le printemps prochain et en même temps que la récolte nous gérons aussi les travaux du bâtiment, mais c’est nécessaire pour l’avenir », conclut enthousiaste et optimiste Damien Venot.

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