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FRSEA-JA : visite des serres des Saveurs de Chailly

En préambule au meeting organisé à Chailly-en-Bière (Seine-et-Marne), des responsables professionnels FRSEA-JA Île-de-France se sont rendus sur l’exploitation Les Saveurs de Chailly, le 13 janvier.

Chailly-en-Bière (Seine-et-Marne), lundi 13 janvier. « Les plantations de fraises sont compartimentées dans l’optique d’assurer une continuité de la production d’avril à octobre, la saison de la commercialisation », explique Benjamin Simonot-De Vos.
Chailly-en-Bière (Seine-et-Marne), lundi 13 janvier. « Les plantations de fraises sont compartimentées dans l’optique d’assurer une continuité de la production d’avril à octobre, la saison de la commercialisation », explique Benjamin Simonot-De Vos.
© L.G.-D. - Horizons

La plaine de Bière est une zone maraîchère qui s’est développée à la suite des expropriations de la petite couronne dans les années 1960-1970. C’est ici que Bastian De Vos, auparavant installé dans l’Aube, a repris une serre de 1 500 m2 en 2004. Spécialisée dans la production de tomates et de fraises, une nouvelle serre de 500 m2 est venue compléter les installations en 2010. « Notre structure est de petite taille par rapport à nos collègues serristes, mais nous avons une philosophie différente : une production haut de gamme avec des variétés axées sur le goût et commercialisée en direct. Nous avons fait le choix de produits différents, de qualité gustative élevée. De plus, nous avons la chance d’avoir le Carreau des producteurs à proximité où 80 % de la production est écoulée. 15 % est aussi vendue à Rungis à des grossistes et le reste en direct pour l’acceptabilité locale », a expliqué Benjamin Simonot-De Vos aux responsables professionnels FRSEA et JA Île-de-France venus le rencontrer lundi 13 janvier à Chailly-en-Bière (Seine-et-Marne) en préambule à un meeting élections chambre qui se tenait à quelques encablures.

Président du Carreau des producteurs à Rungis, Benjamin Simonot-De Vos, qui a repris l’exploitation familiale Les Saveurs de Chailly depuis quatre ans avec son frère Romain, souligne : « Nous avons des contraintes communes à tous les agriculteurs mais également des problématiques différentes ».

Les cultures sont plantées dans des sacs en fibres de coco, substrat valorisé par une exploitation voisine en fin de saison. Les installations disposent d’un système de récupération d’eau pour n’avoir aucun rejet dans la nature.

Dans cette exploitation, les mesures de prophylaxie restent primordiales, alors qu’un virus particulièrement virulent touche les solanacées, donc les tomates, le Tomato Brown. Ainsi, au sein des serres les mesures sont strictes (pédiluves, habits spéciaux, etc.). Des mesures sanitaires sont également instaurées sur le carreau des producteurs et pour le matériel utilisé. Ce virus, sorti de quarantaine depuis cette année — qui n’est donc plus pris en charge par le fonds sanitaire à la suite de la pression des Pays-Bas et de la Belgique — engendre des fruits tachés non commercialisables avec des pertes de rendement et la mort de la plante.

Alors que l’exploitation emploie sept salariés permanents, et vingt personnes au pic de l’activité, la problématique du logement a été également soulevée.

Enfin, le sujet de la cogénération a été abordé. L’installation actuelle, qui représente un investissement de 1,5 million d’euros, bénéficie d’un contrat sur douze ans. Fonctionnant au gaz, elle fournit 45 % de la consommation d’électricité de la commune, et l’eau chaude est utilisée dans les serres. Elle abaisse la facture de chauffage de 100 000 euros. Ce contrat n’existant plus, un retour au marché libre risque de leur être imposé au moment du renouvellement. Dans ce cas, Benjamin De Vos prévient : « Nous utiliserons uniquement la chaudière classique. La saison démarrera alors plus tard ».

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