Betteraves : gestion prophylactique de la jaunisse
Dans la perspective de la campagne 2026, l’Institut technique de la betterave recommande de contrôler soigneusement les cordons de déterrage laissés en place ainsi que les parcelles ayant reçu des betteraves, afin d’éviter la propagation de la jaunisse.
Dans la perspective de la campagne 2026, l’Institut technique de la betterave recommande de contrôler soigneusement les cordons de déterrage laissés en place ainsi que les parcelles ayant reçu des betteraves, afin d’éviter la propagation de la jaunisse.
La jaunisse de la betterave sucrière reste une menace majeure pour le rendement, alimentée par la persistance de réservoirs viraux d’une campagne à l’autre. Face à ce risque, la gestion prophylactique repose avant tout sur l’élimination rigoureuse des sources d’inoculum, qu’il s’agisse des cordons de déterrage, des repousses dans les cultures suivantes ou de la proximité avec les betteraves porte-graines. À partir d’observations récentes de terrain, cet article rappelle les leviers essentiels pour limiter la circulation des virus et sécuriser les futures implantations.
Gestion des cordons de déterrage
Les collets de betteraves qui repoussent sur les tas de terre issus du déterrage seront contaminés si la parcelle était atteinte de jaunisse durant la campagne précédente.
Si ces résidus n’ont pas été épandus puis enfouis à l’automne dernier, il est nécessaire de les détruire, notamment par le retournement des andains de déterrage lorsque la terre est suffisamment sèche et maniable.
Sur 76 échantillons de repousses de betteraves prélevées dans des cordons de déterrage en janvier 2026 dans toutes les zones de production, 67 % sont positifs à au moins un virus de la jaunisse (source : ITB).
Gestion des repousses dans les céréales
Les repousses de betteraves, qu’elles soient traînantes ou issues de résidus d’andains de déterrage épandus, doivent faire l’objet d’une attention particulière. Il est important de vérifier si certaines ont survécu aux désherbages d’automne. En cas de présence avérée, des actions de lutte doivent être mises en place.
Sur 19 échantillons de repousses de betteraves prélevées dans la culture de céréale post-betterave en janvier 2026, 37 % sont positifs à au moins un virus de la jaunisse (source : ITB).
Proximité entre betteraves sucrières et porte-graines
Dans la mesure du possible, il est très fortement recommandé aux agriculteurs de ne pas semer de betteraves sucrières à proximité immédiate des betteraves porte-graines. Un éloignement d’au-moins 1 km est préconisé, de bord à bord de parcelles, pour éviter une perte de productivité trop importante. Cette distance correspond à un compromis basé sur des considérations à la fois scientifiques et socio-économiques. Au-delà d’1 km, des symptômes sont présents, mais souvent moins sévères. L’ITB et les sucreries continueront d’accompagner les agriculteurs avec un suivi des parcelles dans la zone de production mixte entre betteraves sucrières et porte-graines.
Les conseils de destruction peuvent être retrouvés sur le site itbfr.org via urlz.fr/v692.