Le méthaniseur Biogaz du plateau inauguré
Situé à Larchant (Seine-et-Marne), le méthaniseur Biogaz du plateau, qui regroupe cinq associés agriculteurs, a été inauguré vendredi 12 décembre.
Situé à Larchant (Seine-et-Marne), le méthaniseur Biogaz du plateau, qui regroupe cinq associés agriculteurs, a été inauguré vendredi 12 décembre.
En service depuis le 1er juillet, l’unité de méthanisation Biogaz du plateau à Larchant (Seine-et-Marne) a été inaugurée vendredi 12 décembre. Si ce méthaniseur agricole, le premier dans le sud-Seine-et-Marne, alimente aujourd’hui Nemours, Darvault et Saint-Pierre-lès-Nemours, la concrétisation de ce projet n’a pas été un long fleur tranquille pour les cinq associés (Philippe Girardot, Cécile Cornichon, Dominique Mazure, Damien et Sébastien Herblot).
Si à la suite de l’année noire de 2016, « la méthanisation leur est apparue comme une évidence pour se diversifier », a rappelé Philippe Girardot, le projet débuté en 2018 a très vite dû faire face à un groupe d’opposants — manifestations, tags et même dépôt d’un cocktail Molotov dans une canalisation.
Le projet a abouti grâce à la ténacité des associés et le soutien de différents acteurs, avec « à chaque marche, des hommes facilitateurs qui nous ont permis d’avancer ».
Lire aussi Le méthaniseur Biogaz du plateau injecte dans le réseau
Outre les Cive (Cultures intermédiaires à vocation énergétique) des différentes exploitations, le méthaniseur est alimenté par des issus de silos des coopératives Terres bocage gâtinais et de Puiseaux et des pulpes de betteraves, pour une masse totale de 10 500 tonnes.
« Depuis sept ans nous avons vécu une vraie aventure humaine », a insisté Philippe Girardot.
Il s’agit de la 62e unité de méthanisation d’Île-de-France, la 48e pour GRDF.
Huit kilomètres de canalisations pour rejoindre Nemours ont été construits avec une technique innovante de polyéthylène enrubannée qui a évité l’émission de 64 tonnes de CO2.
L’unité alimente 4 700 foyers en gaz vert grâce à une production de 24 GWH de biométhane par an.
Soutenu financièrement par l’Ademe et la Région Île-de-France, ce projet local illustre la dynamique de la transition énergétique dans la région. Et comme le souligne Cécile Cornichon, « l’avènement de ce projet nous permet d’envisager l’avenir de nos exploitations avec optimisme. Chaque exploitation va gagner en autonomie grâce au digestat qui nous permettra d’économiser 25 à 30 % de nos achats d’engrais chimiques. En cette période de flambée des charges, ce projet va permettre à nos exploitations d’être plus résilientes face aux difficultés économiques en apportant aussi une source de revenu complémentaire ».