JA 41 accueille la session nationale viticulture à Mareuil-sur-Cher
JA 41 a accueilli des représentants des départements viticoles français à l'occasion de la session viticole de Jeunes agriculteurs national, qui s'est tenue du 20 au 22 janvier à Mareuil-sur-Cher (Loir-et-Cher).
JA 41 a accueilli des représentants des départements viticoles français à l'occasion de la session viticole de Jeunes agriculteurs national, qui s'est tenue du 20 au 22 janvier à Mareuil-sur-Cher (Loir-et-Cher).
C’est dans une ambiance conviviale que Jeunes agriculteurs de Loir-et-Cher a accueilli la session nationale viticulture du syndicat, du 20 au 22 janvier, à Mareuil-sur-Cher (Loir-et-Cher). Durant ces trois jours, des représentants venus de plusieurs départements viticoles de France ont pu échanger, partager leurs réalités de terrain et confronter leurs points de vue.
Une filière viticole sous pression
Au cœur des discussions, l’avenir de la viticulture française dans un contexte particulièrement complexe, marqué par une baisse de la consommation de vin en France et dans le monde, une baisse de la production liée aux événements climatiques, ainsi que des sanctions économiques de la part des partenaires commerciaux.
Les participants ont notamment abordé les dispositifs de crise destinés aux jeunes agriculteurs. Si la filière vitivinicole traverse une période mouvementée, l’installation de jeunes reste essentielle pour maintenir la production et, à travers elle, le dynamisme des territoires.
Selon les derniers chiffres de la MSA, entre 2022 et 2023, un différentiel négatif de 100 installations de jeunes de moins de 40 ans a été enregistré en France, avec des installations 100 % viticoles qui tendent à disparaître. En 2023, 2 710 viticulteurs ont arrêté leur activité, alors que seulement 823 de jeunes de moins de 40 ans se sont installés.
C’est pour cette raison que le syndicat JA souhaite que le profil particulier des jeunes agriculteurs soit mieux pris en compte, notamment par la mise en place d’un arrachage temporaire réservé aux jeunes (moins de 40 ans), répondant à plusieurs objectifs. En premier lieu, passer outre la barrière psychologique liée à la perte des droits de replantation, notamment pour les installations récentes. Esuite, contribuer à une baisse temporaire du potentiel de production via la replantation de cépages plus résilients ou mieux adaptés à la demande, ou de manière définitive via la diversification et la non-utilisation des droits dans le temps, en lien avec les Plans et Contrats d’avenir portés par JA. Enfin, renforcer la résilience des exploitations viticoles ou partiellement viticoles face aux changements climatiques et aux risques économiques.
Des leviers européens et des partenaires mobilisés
L’avenir du plan stratégique nationale viticole a également été abordé lors des groupes de travail. Cette rencontre a permis d'aborder les diverses actions permises par les règlements européens et mises en œuvre par la France. Les participants ont pu se positionner sur les actions à renouveler et celles qu’il conviendrait d’ajouter.
Des échanges ont également eu lieu avec certains partenaires de Jeunes agriculteurs Loir-et-Cher. Un temps de discussion avec le Crédit agricole, organisé le mercredi soir, a permis d’aborder les aspects financiers et les leviers d’accompagnement possibles.
Un deuxième temps d'échanges avec Groupama, concernant l’assurance récolte, a permis de faire remonter les préoccupations des jeunes sur les limites de la réforme de la multirisque climatique.
Cette rencontre nationale illustre la volonté de Jeunes agriculteurs de faire entendre la voix du terrain et de construire collectivement des solutions concrètes pour assurer l’avenir de la viticulture française.