Syndicalisme
Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir a un nouveau président : Guillaume Hardy
Le syndicat Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir a tenu son assemblée générale annuelle le 13 février, salle Mathurin Régnier de la chambre d'Agriculture à Chartres. L'occasion de découvrir son nouveau président et de revenir sur une année de mobilisation.
Le syndicat Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir a tenu son assemblée générale annuelle le 13 février, salle Mathurin Régnier de la chambre d'Agriculture à Chartres. L'occasion de découvrir son nouveau président et de revenir sur une année de mobilisation.
«Je mesure pleinement la responsabilité qui m'est confiée aujourd'hui. Être président de Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir ce n'est pas seulement représenter une organisation, c'est porter une voix, une voix collective, une voix de terrain, une voix qui doit être à la fois ferme, constructive et crédible. Ma volonté sera simple : rassembler, défendre et construire », déclare Guillaume Hardy, à la fin de l'assemblée générale de Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir le 13 février à Chartres, au cours de laquelle il aura été élu à sa tête.
Dense activité syndicale
Avant cela, le désormais ex-président du syndicat, Sylvain Marcuard, revient sur un exercice 2025 marqué par l'anniversaire du moiss-batt-cross, quarante bougies soufflées le 7 septembre à Thiron-Gardais, et sur une activité syndicale particulièrement nourrie : rencontre avec la ministre Annie Genevard, action au Carrefour à Chartres, manifestations sur les ronds-points, feux de la colère, mobilisation à Bruxelles… Engendrant une longue liste de victoires syndicales.
Cette mobilisation nécessaire en période de crise est soulignée par le discours du secrétaire général du syndicat au national, l'eurélien Quentin Le Guillous qui évoque aussi les Contrats d'avenir, poussés par le syndicat depuis 2024 et discutés avec le Premier ministre lors de sa venue en Eure-et-Loir le 30 janvier : « pensés comme une solution aux crises, parce que je ne suis pas agriculteur pour vivre de biberonnages de subventions en cas de mauvaise passe… Il faut que tout le monde se mette autour de la table, État, interpro, syndicats, agriculteurs et consommateurs, et trouver des solutions sinon l'agriculture va mourir à petit feu. Envoyer les jeunes en production, oui, au casse-pipe, non ».
« Continuons à nous battre »
À la suite d'une table ronde intitulée Spécialisation… oui, non, mais (sur laquelle nous reviendrons), Sylvain Marcuard prononce son dernier discours de président, soulignant d'abord l'ascenseur émotionnel vécu par les éleveurs avec une rentabilité revenue mais douchée par l'arrivée de la dermatose nodulaire ou la baisse du prix du lait : « Côté céréales, la colère est toute aussi grande. Cette année, les rendements sont bons mais les prix sont bas. Il s'agit de la troisième récolte successive qui ne couvre pas les coûts de production. À cela s'ajoutent les lois agricoles qui attendent leurs décrets, le Mercosur, la taxe MACF, la baisse du budget de la Pac… Il n'en fallait pas moins pour que nous nous remobilisions. Vous allez me répondre le Fond d'urgence, Monsieur le préfet, 35 millions, trop court, trop faible… En tout cas pas assez pour nos jeunes, pour tous… Nous demandons la liberté d'entreprendre avec les mêmes normes que nos voisins. Chers JA, formons une équipe, soyons solidaires, comptons les uns sur les autres et continuons à nous battre pour notre beau métier ».