Immobilier
La famille Lirochon a fait d'une ruine un superbe gîte tout confort : Fleur de Beauce
Ouvert depuis septembre dernier, le gîte Fleur de Beauce a été créé à partir d'une ruine au centre du village de Villeau, en Eure-et-Loir. Jennifer Lirochon s'en occupe.
Ouvert depuis septembre dernier, le gîte Fleur de Beauce a été créé à partir d'une ruine au centre du village de Villeau, en Eure-et-Loir. Jennifer Lirochon s'en occupe.
« Nous trouvions dommage de laisser cette longère en ruine au cœur du village », témoigne Jennifer Lirochon qui passait devant tous les jours pour aller de chez elle à la ferme familiale, à Villeau, au cœur de la Beauce eurélienne. Et un peu par hasard, un jour, ils ont croisé la propriétaire et eurent la possibilité d'en faire l'acquisition en 2022…
Vider, casser et reconstruire
« Nous avons commencé par tout vider. L'ancien propriétaire, atteint du syndrome de Diogène, l'avait entièrement remplie de tout un bric-à-brac. C'était plutôt propre mais nous n'avons rien trouvé d'intéressant, juste de quoi remplir quelques bennes de déchets… Heureusement que nous avions un godet ». Ensuite, comme le bâtiment tombait en ruine, il a fallu tout casser et tout reconstruire.
« J'ai bénéficié d'un accompagnement de BGE avec le réseau Initiative Eure-et-Loir. Il fallait se projeter, explique la jeune femme. Nous avons dessiné les plans qui ont été validés par un architecte. Ensuite nous avons fait appel à des artisans locaux qui ont très bien travaillé mais toute la famille a participé à la rénovation, même les enfants ont fait un peu de décoration. De mon côté, j'ai chiné quelques meubles que j'ai aérogommé pour leur donner une seconde vie ».
Le gîte Fleur de Beauce peut accueillir une quinzaine de personnes, dispose de six chambres, de cinq salles de bain, d'une grande pièce de 65 m2, d'un vaste jardin, d'une belle terrasse, d'un spa… « La clientèle visée, ce sont les rassemblements familiaux, amicaux, les entreprises… Au départ, nous avions pensé faire deux gîtes mais Eure-et-Loir Tourisme nous a conseillé de plutôt en faire un grand. Pour l'instant, ça marche bien, nous sommes complets jusqu'en juillet ».
Aucun regret
Pour Jennifer Lirochon, l'idée était aussi de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle : « Je ne regrette pas les quinze années passées dans la banque mais c'était avant… Les enfants grandissent et c'est plus simple d'être auprès d'eux quand on vit en zone rurale. Et puis ce gîte permet aussi de rencontrer des gens à qui nous pouvons expliquer ce que l'on fait, les cultures, d'où vient ce qu'ils mangent et les contraintes aussi ».
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