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Caprin
La Fnec revendique la valeur du chevreau

La Fédération nationale des éleveurs de chèvres (Fnec) se lève contre les engraisseurs et les abatteurs qui ne valorisent pas suffisamment le chevreau.

Les éleveurs subissent «	un chantage à la non-collecte des chevreaux afin qu’ils les donnent, c’est inadmissible	!	», juge Franck Moreau.
Les éleveurs subissent « un chantage à la non-collecte des chevreaux afin qu’ils les donnent, c’est inadmissible ! », juge Franck Moreau.
© C.T.

Les débouchés du chevreau ont connu des difficultés pendant la période de la Covid-19. Le marché est revenu à la normale à Pâques 2022. « L’aval est assaini en volumes, il n’y a plus de stocks et les demandes des acheteurs sont en hausse, mais la situation globale de la filière chevreau n’est pas pour autant aplanie », confirme Franck Moreau, secrétaire général de la Fédération nationale des éleveurs de chèvres (Fnec).

En effet, les engraisseurs spécialisés se trouvent devant une inflation de la poudre de lait d’engraissement, et ce prix n’est pas prêt de redescendre. Comme les abatteurs, ils sollicitent la filière laitière pour un soutien financier car en septembre ils ne pourront plus assurer les coûts et proposeront de récupérer les chevreaux chez les éleveurs pour 1 euro ou gratuitement alors qu’ils sont valorisés entre 10 et 13 euros.

« C’est inacceptable pour les éleveurs ! », juge Franck Moreau. La Fnec propose donc que les naisseurs reprennent en considération les engraissements. « Ils peuvent trouver des alternatives pour engraisser, en s’organisant entre eux, et faire appel le moins possible aux engraisseurs », ajuste Franck Moreau.

Une stratégie ambitieuse

La demande des engraisseurs et des abatteurs qui est faite à la filière laitière de payer pour se débarrasser des chevreaux chez les éleveurs est irresponsable pour les naisseurs et la Fnec. Cette dernière préconise une stratégie ambitieuse afin de préserver la valeur du chevreau. Elle met en œuvre les moyens suivants : diminuer le nombre de chevreaux entrant dans le circuit d’abattage en ayant recours aux lactations longues ; adapter les dates de mise à la reproduction (en fonction de la main-d’œuvre et des bâtiments disponibles) ; engraisser au maximum les chevreaux à la ferme ; développer les débouchés alternatifs en circuits courts en travaillant sur toutes les possibilités d’abattage en dehors des abattoirs spécialisés ; continuer d’œuvrer à Interbev caprins pour diversifier l’offre et développer la découpe du chevreau.

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