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Action syndicale
La FNSEA et JA 41 déversent des oignons pourris à Blois

Vendredi 9 janvier, Jeunes agriculteurs et la FNSEA de Loir-et-Cher ont mené une action coup de poing afin d’alerter une nouvelle fois sur la situation dramatique de l’agriculture de Loir-et-Cher.

Vendredi 9 janvier, à Blois. Des agriculteurs ont déversé quatre bennes remplies d’oignons pourris, symboles d’une agriculture qu’on laisse mourir.
Vendredi 9 janvier, à Blois. Des agriculteurs ont déversé quatre bennes remplies d’oignons pourris, symboles d’une agriculture qu’on laisse mourir.
© Horizons Journal

La FNSEA 41 et les JA de Loir-et-Cher ont mené une action coup de poing vendredi 9 janvier à Blois. Des agriculteurs étaient mobilisés avec quatre bennes remplies d’oignons pourris, symboles d’une agriculture qu’on laisse volontairement se dégrader : « Suradministration et contrôles entravent nos exploitations. Il serait temps de contrôler les produits qui arrivent dans nos ports plutôt que nos agriculteurs. Il en va de la sécurité alimentaire et de la santé des consommateurs ». Ces déchets ont été déversés devant la Direction départementale des Territoires (DDT) et l’Office français de la biodiversité (OFB). Le message est clair : à force de réglementations excessives et incohérentes, l’agriculture française est en train d’être mise à mort.

Dans ce contexte, les manifestants ont également échangé avec les parlementaires concernant le Projet de loi finances (PLF 2026), l’examen de la nouvelle lecture devant débuté le 13 janvier : « Nous défendons fermement nos propositions d’amendements pour obtenir des avancées concrètes sur nos fermes. Il y a notamment des mesures qui remettent en cause nos acquis syndicaux de l’hiver 2024 relatifs à l’exonération des plus-values professionnelles ou encore la fiscalisation des ventes de bovins. Nous resterons extrêmement vigilants face au vote de l’Assemblée nationale lors de l’examen en séance publique de ce projet de loi ».

Auparavant, la FNSEA s’était entretenue mardi 6 janvier avec le Premier ministre sur la triple crise (de vision politique, économique et de confiance du monde agricole envers la parole publique) qui frappe l’agriculture française. La FNSEA a demandé au Premier ministre une loi d’exception agricole pour que l’État réponde rapidement à cette crise et a exigé des actes concrets et immédiats, attendus depuis trop longtemps : la signature des décrets en attente et le versement effectif des aides annoncées. Pour rappel, le Premier ministre s’était engagé à donner un calendrier de ces propositions.

Et la FNSEA 41 et JA 41 de préciser : « Quand la profession agricole demande une simplification administrative, voici ce que nous obtenons : le décret du 24 décembre 2025 relatif à la tenue des registres d'utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants. Pas moins de quinze informations devront être répertoriées par application ! On marche sur la tête ! ».

« Notre combat continue, nous ne lâcherons rien », concluent les syndicats.

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