La sécheresse fait chuter le potentiel des betteraves
À l’approche des premiers arrachages, la campagne betteravière 2026 s’annonce compliquée. Le manque d’eau et les fortes chaleurs ont freiné le développement des plantes. À cela s’ajoute une pression importante des ravageurs.
À l’approche des premiers arrachages, la campagne betteravière 2026 s’annonce compliquée. Le manque d’eau et les fortes chaleurs ont freiné le développement des plantes. À cela s’ajoute une pression importante des ravageurs.
À l’approche des premiers arrachages, les betteraves portent les traces d’un été particulièrement sec. Dans son tour de plaine du 23 juillet, l’Institut technique de la betterave (ITB) relevait déjà des bilans hydriques « exceptionnellement bas » dans de nombreuses stations. À Orléans, la valeur observée en 2026 était alors inférieure à toutes celles enregistrées depuis 2010. Dans le Centre-Val de Loire, le stress hydrique s’est ensuite accentué. Fin juillet, l’ITB signalait des pertes de feuillage pouvant atteindre, voire dépasser, 50 % dans les parcelles non irriguées. L’irrigation, qui couvre 67 % des surfaces du bassin régional, a permis de limiter les dégâts dans certaines situations sans toujours parvenir à compenser les besoins. La délégation Centre-Val de Loire de l’ITB couvre 22 400 hectares de betteraves et environ 1 700 planteurs. Les trois sucreries du bassin sont implantées dans le Loiret, à Artenay, Pithiviers et Corbeilles.