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Le financement participatif fait germer des projets agricoles

Alors que les plates-formes de « crowdfunding » se multiplient, de plus en plus d’acteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire se tournent vers ce mode de financement alternatif.

Crowdfunding. Un anglicisme qui désigne en français le « financement participatif ». Ou, si on traduit mot à mot, « financement par la foule, par le nombre ». 

C’est lorsqu’un entrepreneur se tourne vers les internautes pour financer son projet, au lieu de faire appel aux investisseurs habituels - banques, sponsors, collectivités…. 

La tendance n’est plus très neuve : elle est née aux Etats-Unis au début des années 2000. En France, c’est le succès du chanteur Grégoire, en 2008, qui l’a popularisée. L’artiste avait recueilli 70 000 euros en deux mois via la plate-forme de crowdfunding My major company, et avait pu sortir son premier album.

Depuis, toute une galaxie de plates-formes de financement participatif s’est développée en France. Les plus connues sont Kisskissbankbank, Ulule et My major company. 

Depuis quelque temps, l’agriculture aussi se met au crowdfunding. Kisskissbankbank a ainsi consacré une catégorie entière de son site au financement de projets agricoles.

Les internautes peuvent par exemple soutenir la production d’un film sur l’agriculture au féminin, appuyer la rénovation d’une chèvrerie, aider à la production de rhum naturel.

Plus localement, la plate-forme Coup de pousse 28, initiée par le Comité de développement économiquee d’Eure-et-Loir (Codel), propose de financer une poignée de projets en Eure-et-Loir. Comme celui de Franck Herbelin, un jeune apiculteur qui a besoin d’acheter du matériel pour mener à bien son projet d’installer des ruches sur les sites d’entreprises locales.

Une plate-forme de crowdfunding 100 % agricole est née le 27 octobre 2014 : Miimosa. Elle a été créée avec le soutien des chambres d’Agriculture et des syndicats FNSEA et Jeunes agriculteurs.

En échange de leur financement, les contributeurs reçoivent des contreparties : séjour à la ferme, produits issus de l’exploitation, dégustation… Les dons sont validés dès que 60 % du montant visé est collecté.

Création d’une aire pour camping-cars dans le vignoble languedocien, achat d’un camion de distribution de produits locaux, etc. : à l’heure actuelle, on dénombre cinquante-trois projets sur le site de Miimosa. Vingt-six ont déjà été intégralement financés par les dons des internautes. L’objectif est d’accompagner mille projets d’ici à 2017.

Illustrations : captures d’écran du site de financement participatif agricole Miimosa, réalisées le 26 juin 2015.

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