Le GDS 28 toujours à pied d'œuvre au service des éleveurs
Le Groupement de défense sanitaire du bétail d'Eure-et-Loir a tenu son assemblée générale mardi 24 mars à Miermaigne. L'état de santé des cheptels a été passé en revue.
Le Groupement de défense sanitaire du bétail d'Eure-et-Loir a tenu son assemblée générale mardi 24 mars à Miermaigne. L'état de santé des cheptels a été passé en revue.
C'est la salle D de la chambre d'Agriculture de Miermaigne qui accueille mardi 24 mars l'assemblée générale du Groupement de défense sanitaire du bétail d'Eure-et-Loir (GDS 28), présidée par Bertrand Desvaux.
Abattoir mobile
Comme chaque année, le bilan des prophylaxies et des maladies réglementées de la DDETSPP (Direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations) ouvrent ses travaux. Rien de particulier à signaler de ce côté-là, si ce n'est le cas de petits détenteurs d'ovins ou de bovins qui ne respectent pas leurs obligations en matière de prophylaxie et l'existence de quelques foyers de Fièvre catarrhale ovine (FCO).
Cependant, à l'approche de la fête de l'Aïd, des éleveurs ovins s'inquiètent de savoir si l'administration va accepter le dossier déposé pour autoriser l'abattoir mobile à Dreux, tout en doutant que celui-ci se mette en place… Et quelle que soit la décision de l'administration, ils aimeraient pouvoir commercialiser leurs animaux. Or, un arrêté préfectoral interdit chaque année la vente en vif à cette période pour empêcher les abattages clandestins. Pour la responsable du service de la protection animale, Émilie Printz, il n'y a rien de différent cette année, le dossier suit son cours…
La directrice du GDS, Claire Auguste, prend le relais et déroule le rapport d'activité de l'organisme. Elle fait état en particulier, d'une enquête réalisée dans l'Indre sur les effets de la vaccination FCO sur la reproduction, qui inquiète certains éleveurs. Or, celle-ci montre surtout un décrochage des naissances sur les cheptels non vaccinés. « S'il faut vacciner, c'est maintenant, avant les mises à l'herbe et en suivant le protocole en entier », conseille-t-elle.
Au sujet de la structure, Claire Auguste relève la nécessité de gagner en reconnaissance auprès des éleveurs et rappelle les valeurs qui fondent le GDS. « Le sanitaire, c'est le collectif, c'est tous ensemble qu'on y arrive », pointe son président Bertrand Desvaux. La directrice attire l'attention des éleveurs sur la biosécurité. « Sur le site du GDS, il y a des grilles d'autoévaluation. Vous le faites tous sur vos élevages mais il y a toujours des choses à améliorer », estime-t-elle.
Un point est fait ensuite sur les différentes sections qui composent le GDS. La section bovine s'attelle toujours au dossier de l'éradication de la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR). « La situation sanitaire régionale est bonne, note Claire Auguste. En France, la situation progresse mais est loin d'atteindre les seuils requis : 99,8 % de cheptels indemnes et 99,9 % de bovins indemnes ». Concernant la diarrhée virale bovine (BVD) : « L'arrêté de 2019 n'a pas évolué et ça nous bloque sur la gestion de la maladie. Le GDS doit être plus proactif pour éviter la recontamination de cheptels. Mais nous sommes en ordre de marche pour atteindre les objectifs d'éradication », assure-t-elle.
Travail de communication
Dans son rapport moral, Bertrand Desvaux relève « qu'il y a encore de nombreux élevages qui ne connaissent pas le GDS. Nous avons un travail de communication à faire et des partenariats à trouver. L'avenir du GDS repose sur sa capacité à faire face aux enjeux sanitaires de demain », conclut-il.
Le Sdis 28 compte une unité animalière depuis janvier
Le sergent-chef David Leuchart et le sapeur-pompier volontaire Vincent Brulaud interviennent à la suite des travaux de l'assemblée générale du GDS 28, mardi 24 mars à Miermaigne, pour parler de l'unité animalière qui vient d'être mise en place au sein du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours) d'Eure-et-Loir.
Besoin de connaissances
Et s'ils sont là, c'est bien sûr pour présenter cette unité placée sous la responsabilité de la capitaine Christelle Delossedat et qui compte une quinzaine de personnes pour le moment, mais aussi parce que cette équipe a besoin de connaissances pour pouvoir intervenir en toute sécurité au sein des élevages.
« De nombreux départements disposent de ce type d'unité mais c'est nouveau pour nous, pose David Leuchart. Il y a des risques dans le département : le zoo-refuge La Tanière, le réseau routier, toutes les structures d'élevage, les établissements équestres et les animaux de compagnie. Et pour intervenir en milieu animalier, il faut des gens formés ».
Pour mener à bien leurs missions, les membres de l'unité doivent en effet pouvoir identifier les espèces animales, les approcher, les manipuler, les conditionner et les transporter. Ils interviennent pour secourir des animaux en difficulté, pour capturer ou neutraliser ceux qui représentent un danger et assister les sapeurs-pompiers qui interviennent lors d'opérations en présence d'animaux.
Recherche éleveurs
Or, si l'équipe est formée sur la partie reptiles et généralement sur les nouveaux animaux de compagnie (Nac), elle a besoin d'éleveurs pour acquérir les compétences nécessaires à leurs missions auprès des animaux d'élevage. N'hésitez pas à proposer vos services*.
*Contacts : référente départementale : chistelle.delossedat@sdis28.fr ; référent formation : david.leuchart@sdis28.fr