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Essonne
Les cressiculteurs officialisent leur marque collective Cresson de Méréville

Les cressiculteurs de l'Essonne ont lancé officiellement la marque collective Cresson de Méréville. Première étape vers l'accession à une IGP.

L'hôte des lieux, Mikaël Morizot, a proposé une visite de son exploitation.
L'hôte des lieux, Mikaël Morizot, a proposé une visite de son exploitation.
© M.G. / Horizons

C'est une première étape vers la quête finale qu'est celle de l'obtention d'une Indication géographique protégée (IGP). Jeudi 4 mai, les cressiculteurs essonniens ont officiellement lancé leur marque collective Cresson de Méréville. Un élément de communication et de commercialisation indispensable pour la structuration de la filière et l'aboutissement d'un long travail qui a débuté dès 2012 avec le Parc naturel régional (PNR) du Gâtinais français, le Département de l'Essonne et les services de l'État par l'intermédiaire de la sous-préfecture d'Étampes.

Jeudi 4 mai, à Vayres-sur-Essonne. La marque collective Cresson de Méréville a officiellement été lancée à la cressonnière Sainte-Anne.

 

Travailler sous une identité commune

C'est à la cressonnière Sainte-Anne de Vayres-sur-Essonne, la plus ancienne du département puisqu'elle date de 1854, que ce lancement officiel a eu lieu. L'hôte de l'événement, Mikaël Morizot, a pour l'occasion proposé une visite de son exploitation conduite en bio, évoquant « les semis à partir du mois de juillet pour redémarrer la saison courant septembre-octobre » ainsi que « les nombreux contrôles de la qualité de l'eau ».

Créée en 1854, la cressonnière Sainte-Anne est la plus ancienne du département.

 

Le président des cressiculteurs de l'Essonne, Olivier Barberot, s'est réjoui « de cette dynamique autour de la culture du cresson ». « Nous étions 80 producteurs dans les années 30, nous sommes 25 aujourd'hui. Néanmoins, nous connaissons une belle dynamique depuis quelques années ainsi qu'un regain d'intérêt chez certaines personnes qui souhaitent se former et s'installer. La marque va permettre de commercialiser et communiquer autour d'une identité commune afin de consolider la filière sur notre territoire ».

À ses côtés, le président du PNR, Jean-Jacques Boussaingault s'est dit pleinement mobilisé auprès des producteurs pour porter la filière : « Aller chercher l'IGP, c'est faire reconnaître un savoir-faire ancien, redonner du souffle aux exploitations et pourquoi pas permettre de remettre en culture des cressonnières à l'abandon si l'IGP peut les rendre viables ». Depuis plusieurs années, le PNR soutient les jeunes installés en finançant par exemple un kit de démarrage avec du matériel spécifique afin d'éviter les gros investissements. Trois exploitants ont pu bénéficier de ce coup de pouce ces dernières années.

 

L'IGP d'ici 3 à 5 ans

Le sous-préfet d'Étampes, Stéphane Sinagoga a assuré les cressiculteurs du soutien de l'État dans cette démarche d'accession à l'IGP, tandis que le président de la communauté d'agglomération de l'Étampois sud-Essonne, Johann Mittelhausser, a affirmé : « Nous continuerons de vous accompagner à travers la promotion du territoire et du cresson, le développement des écosystèmes ou encore l'attractivité touristique ».

Si la création d'un nom d'usage, via cette marque collective, est la première étape concrète du projet, l'accession à l'IGP devrait aboutir d'ici trois à cinq ans pour la filière.

Soupes, terrines et même cosmétiques, le cresson est décliné sous de nombreuses formes.

 

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