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Les éleveurs réunis à Gien pour échanger sur leurs difficultés

Lundi 27 juin, la FDSEA a invité tous les éleveurs du département à une réunion d’échanges qui a permis à tous de s’exprimer et de remonter leurs difficultés en vue d’établir un plan d’actions départemental.

«Si les calamités agricoles n’arrivent qu’en début  d’année, on ne tiendra pas ! On aura fermé avant car on se trouve dans une situation complètement folle», commence par s’insurger un participant.  La tension et l’inquiétude se sont faites sentir lundi dernier à Gien, où une trentaine d’éleveurs du département était réunie pour échanger avec la FDSEA sur les problématiques rencontrées depuis l’épisode redoutable des inondations.

«Selon moi, 1500 exploitations seront en difficulté au mois de septembre», évalue ainsi Cédric Benoist, président FDSEA 45.

Après une présentation des différents dispositifs réglementaires et financiers existants pour accompagner les agriculteurs, le débat a vite tourné autour du manque de ration alimentaire pour les animaux, vrai source d’inquiétude pour les éleveurs.

Qu’est-ce qu’il est possible de mettre en œuvre d’un point de vue fourrage ? Est-il possible de mettre en place une contractualisation par rapport aux pulpes ? Voilà les questions qui ont été soulevées dans la salle.

Invité par la FDSEA, Hervé Fouassier, représentant de Cristal Union, était présent pour expliquer en quoi sa coopérative pouvait venir en soutien aux éleveurs.  Selon lui, il est possible que le groupe réserve des pulpes  pour les éleveurs en difficulté à condition que cela soit anticipé et prévu à l’avance : «avant la moisson, il faut avoir une idée des volumes qui pourraient être réservés en plus et mettre en place des engagements réciproques», indique-t’il.

Reste donc à notre réseau à travailler dans ce sens afin d’organiser une relation contractuelle avec l’élevage, en commençant par dresser un état des lieux des besoins via des enquêtes nominatives.

« On a la chance d’avoir des sucreries sur le secteur, alors à nous d’en tirer profit et d’engager une réflexion sur une autre forme d’approvisionnement de la pulpe», explique Cédric Benoist.

En conclusion, Bruno Verkest, responsable de la commission lait à la FDSEA 45, a insisté sur le fait qu’il était important que tous les éleveurs fassent remonter à la FDSEA leurs difficultés afin que l’on puisse mieux les accompagner.

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