Les tours antigel en action en Loir-et-Cher
Les récents épisodes de gel ont causé des soucis aux vignerons et aux viticulteurs de Loir-et-Cher. Les tours antigel ont été mises en route pour préserver les vignes.
Les récents épisodes de gel ont causé des soucis aux vignerons et aux viticulteurs de Loir-et-Cher. Les tours antigel ont été mises en route pour préserver les vignes.
C’était une crainte depuis la reprise de la végétation, avec près de trois semaines d’avance. Le gel s’est manifesté dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 mars, ainsi que durant le week-end suivant.
Avec des températures allant de - 2 à - 3 °C, de nombreux vignerons ont mis en route leurs tours antigel pour contrer ces gelées nocturnes.
Le secteur de l’appellation Cheverny a été grandement touché. La nuit a été difficile pour les vignerons. « Ma tour antigel a eu un problème et n’a pas voulu démarrer au départ, je n’ai presque pas dormi de la nuit », déplore l’un d’eux.
Des protections contre le gel indispensables…
Même si, pour beaucoup, l’heure de compter les dégâts viendra plus tard, Denis Bourdin, président de la Fédération des associations viticoles de Loir-et-Cher (Fav 41), assure : « De nombreux vignerons ont été touchés par ces gelées, c’est certain. Mais heureusement les protections contre le gel ont été efficaces ». Selon lui, l’important est de continuer à favoriser les dispositifs contre le gel : « Il faut continuer les aides pour permettre aux vignerons d’acquérir ces protections. Nous en aurons de plus en plus besoin. La pérennité de nos vignes est en jeu et ces équipements sont essentiels ».
Concernant les potentiels troubles au voisinage, aucun retour ne fait état de problème à ce sujet pour le moment. « Nos concitoyens comprennent que nous avons besoin de ces protections pour préserver nos vignes. En Loir-et-Cher, la préfecture a même pris un arrêté pour que nous puissions les utiliser. Le soutien de notre administration est important pour nous », explique Denis Bourdin.
… qui ont préservé les vignes
Pour l’heure, les pertes n’ont pas encore été évaluées, mais il est certain qu’elles ont été fortement limitées par les protections. « Sans elles, nous aurions subi de très grosses pertes », conclut Denis Bourdin.
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