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Betteraves
L'ITB Île-de-France constate un rendement satisfaisant selon les estimations des sucreries

L'Institut technique de la Betterave (ITB) Île-de-France/Yonne a organisé un comité technique vendredi 19 décembre à Mormant (Seine-et-Marne).

La région Île-de-France atteint un rendement satisfaisant pour la culture de la betterave. C'est ce qui ressort du comité technique organisé par l'Institut technique de la betterave (ITB) Île-de-France/Yonne vendredi 19 décembre, à Mormant (Seine-et-Marne). La moyenne pour l'ensemble du territoire couvert par la structure est de 85 t/ha pour la campagne 2025, ce qui signifie un rendement stable par rapport aux années précédentes.

Cette moyenne satisfaisante cache toutefois une disparité importante avec des rendements variant de 40 à 115 t/ha selon les secteurs. « Les faibles rendements s’expliquent par des semis tardifs d’avril dans des sols hydromorphes, où les fortes précipitations de l’automne 2024 ont retardé les interventions et dégradé la structure », détaille Denis Forgeret, technicien d'expérimentation de l'ITB. La présence marquée de la jaunisse(voir encadré), l'hétérogénéité des précipitations estivales et l'irrigation sont d'autres facteurs expliquant ces différences. « L'automne 2025 est de meilleur augure que celui de 2024, les labours ont été corrects. La structure des sols sera moins dégradée que lors de la campagne précédente », estime le technicien.

La météo de 2025 a également permis de réduire le développement de la cercosporiose dans la région. « Les températures élevées de juin ont retardé l’apparition des symptômes, tandis que les températures nocturnes basses de septembre limitent le développement tardif. Le bon contrôle de la maladie permet une progression significative du rendement à l’automne, ce qui n’était plus le cas ces dernières années », justifie Adrien Bras, technicien d'expérimentation de l'ITB.

Le désherbage maîtrisé dans 80 % des situations

Autre bonne nouvelle, « la qualité du désherbage en 2025, conforme à la moyenne sur cinq ans, montre que dans 80 % des situations, le désherbage est parfaitement maîtrisé », affirme Pierre Houdmon, responsable régional de l'ITB Île-de-France/Yonne. « Pour les 20 % de parcelles insuffisamment désherbées, les adventices les plus représentées sont les chénopodes, les chardons et les graminées », ajoute-t-il.

Pour 2026, une nouvelle molécule est homologuée, le Menhir API. L'expérimentation au cours des dernières campagnes ne montre pas de problème de sélectivité, tandis que l'efficacité est comparable aux matières actives solos.

Il est aussi possible d'assurer un désherbage de qualité avec du Conviso® One. « Pour les situations d’échec ayant pour origine un stock semencier important d’ombellifères, de betteraves montées à graines ou un manque de disponibilité pour effectuer plusieurs passages, la technique Smart constitue une alternative. Elle nécessite néanmoins une certaine technicité : il s’agit d’intervenir au minimum deux fois, en associant à chaque passage le Conviso One à 0,5 l/ha, avec un ou plusieurs partenaires, en veillant à intervenir sur des chénopodes au stade deux feuilles vraies maximum. L’objectif est d’obtenir une efficacité finale la plus complète possible », précise Pierre Houdmon.

Pour donner tous ses conseils, l'ITB a publié son édition 2026 du Pense-betterave. L'institut a également développé un cahier technique consultable en ligne pour le choix des variétés pour les semis 2026.

Jaunisse

La jaunisse est très présente en comparaison à 2024. Dans les parcelles d’agriculteurs, les symptômes, apparaissant en juillet et se développant en août, impactent 18 % des parcelles. « L’expérimentation menée à l’échelle régionale, associant le semis d’une plante compagne et un dispositif variétal avec ou sans traitement aphicide, montre que les solutions testées retardent l’apparition des symptômes et minimisent la perte de rendement liée à la jaunisse dans les conditions de 2025 », note tout de même l'ITB Île-de-France/Yonne.

« Afin d’assurer une prophylaxie contre la jaunisse la plus efficace possible, le réseau d’épidémiosurveillance est déployé dans l’ensemble de la région dès le semis », est-il ajouté. Un comité technique spécial jaunisse sera organisé mardi 3 février de 9 heures à 10 heures en visioconférence pour développer plus en détail cette thématique.

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