Édito
« Loi d’urgence agricole : un point d'étape législatif décisif qui acte la reconnaissance de nos revendications profondes »
Le responsable de la commission économie de la FNSEA Centre-Val de Loire, Denis Jamet, réagit à la suite du vote par le Parlement de la loi d'urgence agricole.
Le responsable de la commission économie de la FNSEA Centre-Val de Loire, Denis Jamet, réagit à la suite du vote par le Parlement de la loi d'urgence agricole.
« Ce n'est pas une loi qui effacera nos problèmes ni nos dettes d’un coup de baguette magique. Mais, enfin, nos élus, députés et sénateurs, ont pris conscience de l'urgence de la situation et du décrochage abyssal de l’agriculture française. Les distorsions de concurrence avec nos propres voisins européens devenaient intolérables.
Les sujets étaient nombreux : construction de bâtiments d’élevage, moyens de production, prise en compte des coûts de production, volet quantitatif et qualitatif de l'eau… Ils ont enfin assumé leur soutien à l’agriculture française, largement plébiscitée sur le terrain, mais parfois défendue avec davantage de retenue sur les plateaux de télévision.
C'est une vraie victoire, fruit de plus de deux années de revendications, et ce malgré un certain acharnement médiatique, parfois même fondé sur des contre-vérités. Ces sujets, souvent très techniques, ont été caricaturés à l'extrême.
Merci donc à nos élus pour ces nombreuses avancées désormais inscrites dans la loi. Reste maintenant à nous tous à nous emparer de cette victoire et à mettre en œuvre ce qu'elle permet. Malgré la crise sans précédent que nous traversons, nous devons regarder le verre à moitié plein et essayer de trouver collectivement une lumière au bout du tunnel.
Merci à nos élus qui, même si ce n'est qu'un début, tentent, par la loi, d’enrayer le déclin inacceptable de l’agriculture de notre pays, autrefois fleuron de la France. Nous méritons tous de vivre dignement de notre engagement au service de la souveraineté alimentaire. »
Voir aussi La loi d'urgence agricole adoptée