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Non à l’accord du Mercosur !

Mercosur.Les Jeunes Agriculteurs (JA) du Loiret ont manifesté le 21 février. En cause, le Mercosur. Cet accord, s’il est signé en l’état, mettrait à mal de nombreuses filières.

À l’appel du réseau national, les Jeunes Agriculteurs du Loiret aidés de la FDSEA se sont mobilisés le 21 février. Ils dénonçaient l’accord de libre-échange entre l’Europe et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), en cours de négociation qui faciliterait l’entrée de milliers de tonnes de viande et de sucre sur le marché européen.
Coordonnée à l’échelle régionale par JA Centre Val de Loire, la mobilisation s’est concrétisée dans le Loiret par une distribution de tracts dans cinq grandes surfaces et une rencontre avec le Préfet de région, pour le sensibiliser sur les dangers d’un tel accord pour l’agriculture française. La revendication des agriculteurs est claire ; ils réclament la sortie des productions agricoles des accords commerciaux.
Invité sur le plateau du journal télévisé de France 3 Centre Val de Loire le soir même, Maxime Buizard-Blondeau, Président des Jeunes Agriculteurs du Loiret a dénoncé les négociations en cours entre l’Union Européenne et les pays de l’Amérique du Sud. « Si le Mercosur est signé en l’État, on considère que c’est vingt à trente mille éleveurs qui n’existeront plus d’ici dix ans en France». Il pointe du doigt des cahiers des charges qui ne sont pas les mêmes. « En Amérique du sud, ils utilisent abondamment des produits chimiques pour les animaux et en même temps des OGM pour nourrir ces animaux. Nous, ce que l’on refuse, c’est d’importer des produits qui ne respectent pas le même cahier des charges environnemental et sanitaire que nous et que ces produits qui coûtent moins cher à produire soient en concurrence avec les produits français et européens.»
Les jeunes agriculteurs dénoncent également une incohérence entre les récents États Généraux de l’Alimentation et ces négociations avec le Mercosur. « On ne voit pas où veut aller le gouvernement. On nous impose des normes environnementales qui sont sans doute nécessaires aux niveaux français et européen et en même temps, on accepte de faire traverser à des produits la moitié de la planète, alors qu’ils sont cultivés avec des OGM, qu’ils sont moins bons donc pour l’environnement, moins bons pour le consommateur et l’importation de ces produits détruit de l’emploi en France ».
Une délégation JA-FRSEA a été reçue en fin de journée par le Préfet de région. Des actions similaires se sont déroulées dans près de 90 départements. À quelques jours de l’ouverture du salon de l’agriculture, JA-FNSEA voulaient, à travers ces opérations, interpeller le Président de la République tout en expliquant aux citoyens l’ensemble des risques que ces accords renferment pour les productions de viandes bovines, de sucre, d’éthanol et de volailles.

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