Édito de Thomas Brébion
« Nous ne voulons pas arrêter de semer, nous aimons notre métier »
Agriculteur à Notre-Dame-de-la-Mer (Yvelines), Thomas Brébion est administrateur de la FDSEA Île-de-France.
Agriculteur à Notre-Dame-de-la-Mer (Yvelines), Thomas Brébion est administrateur de la FDSEA Île-de-France.
« Nous sommes en train de vivre une année 2026 qui peut difficilement être plus mauvaise pour l'agriculture française : hausse des prix des carburants et des engrais, cours des céréales qui ne suivent pas ou encore réchauffement climatique... La situation devient délicate. La gestion d'une exploitation agricole est de plus en plus compliquée.
Pour ma part, je n'avais pas misé sur un deuxième blocage de détroit, celui de Bab el-Mandeb au Yémen, après celui d'Ormuz. J'avais uniquement pris le carburant nécessaire pour les moissons et le déchaumage, en me disant que je ferai le plein pour moins cher. C'est un pari perdant puisque je n'ai plus du tout de stock au moment d'entrer dans la période de préparation des sols et de semis de blé. Concernant les engrais, j'ai pu me positionner sur un camion, mais j'en ai besoin de deux ou trois pour l'année. Heureusement que des aides ont été mises en place, notamment à l'achat d'engrais, grâce à la mobilisation des syndicats.