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Intempéries
Orages : vent, pluie et grêle s'abattent sur les exploitations du Loiret

De violents orages ont traversé le Loiret, dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 juillet. Météo France avait placé le département en vigilance orange. Plusieurs exploitations ont été impactées.

Dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 juillet, de violents orages mêlant rafales de vent, pluie et grêle, se sont abattus sur une partie du Loiret. À l'ouest du département, le phénomène a laissé des traces dans le secteur d'Épieds-en-Beauce, notamment chez Basile Faucheux et Grégory Grillon.

Des pommes de terre à défaner

Chez Basile Faucheux, l'épisode orageux de cette nuit-là aura impacté 25 hectares de son exploitation. Un couloir de grêle d'environ 500 mètres de large est passé au-dessus d'une de ses parcelles de pommes de terre et d'oignons porte-graine. Encore dressées le jour d'avant, les fanes de ses pommes de terre ont toutes été clouées au sol par les impacts de grêle. Afin d'éviter la prolifération de maladies pouvant descendre dans les tubercules, l'exploitant a rapidement décidé de broyer ces lots puisque les pommes de terre étaient presque arrivées à maturité. « Il me manquait une dizaine de tonnes/hectare pour atteindre l'objectif », précise-t-il.

Des graines d'oignons éclatées

Pour sauver ses oignons porte-graine dont les tiges ne se sont pas cassées durant la nuit, Basile Faucheux a combiné sa protection au cuivre à un fongicide. Cette association doit permettre de cicatriser rapidement les trous des tiges marquées de taches blanches dus, là aussi, aux impacts de grêle. Outre les graines éclatées et tombées, l'agriculteur craint que les autres plantes touchées, mais dont les tiges ne se sont pas cassées, tombent malades et perdent en qualité.

Sur cette même parcelle, trois ruches ont été renversées par le vent et leurs toits s'étaient envolés. Heureusement, l'apiculteur en charge est intervenu rapidement, l'incident n'entraînant que peu de dégâts.

Une rampe d'irrigation retournée

Agriculteur lui aussi à Épieds-en-Beauce, Grégory Grillon a vu sa rampe d'irrigation se retourner à cause des rafales de vent. « Nous avons enregistré des vents allant à plus de 100 km/heure », explique-t-il. L'agriculteur avait pourtant encore besoin de sa rampe pour ses cultures d'oignons, de haricots, et de maïs. « En fonction de la météo, je prévoyais encore un ou deux tours d'irrigation sur le maïs », s'inquiète-t-il. Pour l'heure, l'exploitant a installé son ancien système d'irrigation et a démonté cette rampe désormais hors d'usage.

Des habitations touchées

À quelques kilomètres de là, à Villers-le-Temple, les conséquences de l'orage étaient très visibles : des toitures et des panneaux photovoltaïques sont constellés de trous, des arbres de la commune ont perdu une bonne partie de leurs branches et certains sont décorés par des morceaux de tôle emportés par le vent.


« Nous constatons une récurrence des phénomènes extrêmes »

Jean-Louis Le Faucheux, secrétaire général de la FNSEA 45, revient sur les conditions climatiques difficiles de l'année culturale écoulée et les dernières intempéries.

« Une fois de plus, nous venons de vivre une année climatique atypique, mettant en exergue l'exposition et la vulnérabilité de nos exploitations quelles que soient leurs productions et leur taille face aux caprices de la météo.

Sans nier l'impact du dérèglement climatique, nous constatons ces dernières années une récurrence des phénomènes extrêmes auxquels nous sommes confrontés.

La FNSEA, de concert avec les pouvoirs publics, sera à l'écoute de tous les agriculteurs avec un point de vigilance sur les situations les plus fragiles.

Dans ce contexte, il apparaît nécessaire, une fois de plus, de mettre en avant les outils de gestion des risques, tels que l'assurance récolte. Nous devons encore les promouvoir et les développer pour faire en sorte que le mécanisme mutualiste joue pleinement son rôle dans ces périodes difficiles. »

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