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À Orléans, le marché à la truffe attire le public malgré une saison délicate

Malgré une récolte limitée, le marché annuel à la truffe d’Orléans a attiré un public nombreux au Jardin des plantes samedi 17 janvier.

Samedi 17 janvier, le Jardin des plantes d’Orléans a accueilli le traditionnel marché à la truffe annuel. Dans un contexte de production limitée, l’événement a pourtant rassemblé un public nombreux dès l’ouverture. Producteurs, amateurs et professionnels se sont retrouvés autour d’un produit devenu emblématique du territoire, confirmant l’attachement du public à la truffe de Beauce-Val de Loire.

Une petite année à truffes

Bien avant l’ouverture officielle, de nombreux visiteurs patientaient déjà devant les portes de la majestueuse serre du Jardin des plantes. À l’heure dite, le coup d’envoi a été donné par Marie-Christine Ligouis, présidente de l’Association des trufficulteurs de Beauce-Val de Loire. En quelques minutes, les allées se sont animées et le public s’est massé autour des stands.

À l’entrée du site, un membre de l’association se réjouissait de la fréquentation observée dès le début de la matinée : « En trente minutes, nous avons fait 150 entrées ». Une affluence significative, confirmant l’intérêt du public malgré une édition marquée par des volumes de production limités.

L’organisation de ce marché n’allait pourtant pas de soi. La décision de maintenir l’événement a été prise tardivement, à moins d’un mois de la date prévue. « Rien n’était gagné. À J-5, rien n’était fait », explique Marie-Christine Ligouis.

Cette édition s’est tenue avec six producteurs présents, contre une quinzaine lors des années plus favorables. Un choix assumé par l’association. « On ose le faire parce qu’Orléans nous fait confiance et parce que nous disposons d’un lieu prestigieux. Même avec moins de truffes, il est important de maintenir ce rendez-vous », souligne la présidente. L’accent a ainsi été mis sur l’échange et la transmission, au-delà de la seule vente.

Les volumes récoltés cette saison 2025-2026 n’ont pas permis d’organiser les dégustations habituellement proposées lors du marché.

Parmi les visiteurs, le chef doublement étoilé Christophe Hay a été aperçu dans les allées du marché. Sa présence n’avait rien d’anecdotique. « C’est important pour moi d’être ici, car il faut valoriser ce patrimoine. En Centre-Val de Loire, on a le sol idéal pour la truffe. Aujourd’hui, je viens voir les copains et partager notre savoir-faire », a-t-il confié.

Le chef connaît bien la filière. Il a lui-même planté des arbres truffiers et récolte ses propres truffes, ce qui lui permet de mesurer les contraintes et les exigences liées à cette production de long terme.

Les chiens truffiers au cœur de l’animation

Tout au long de la matinée, des démonstrations de chiens truffiers ont rythmé l’événement. Très suivies par le public, elles ont permis de mettre en lumière le rôle essentiel de ces partenaires dans la recherche de la truffe. Les producteurs ont pris le temps d’expliquer les principes du dressage, la relation entre le chien et son maître, ainsi que les conditions nécessaires à une recherche efficace.

Ces démonstrations ont également offert un temps pédagogique, apprécié des visiteurs, en particulier des familles, venus découvrir les coulisses de la trufficulture et mieux comprendre le travail réalisé en amont de la récolte.

En dépit d’une édition réduite, le marché à la truffe du Jardin des plantes a rempli ses objectifs : maintenir un lien direct entre producteurs et consommateurs, valoriser un produit du terroir et rappeler que la truffe fait pleinement partie du patrimoine agricole local.

Pour l’Association des trufficulteurs de Beauce-Val de Loire, ce rendez-vous reste un outil essentiel de visibilité et de transmission, y compris lors des années moins favorables. Une manière de rappeler que la trufficulture s’inscrit dans le temps long et que l’engouement du public, lui, demeure intact.

Voir aussi La truffe se porte bien en Beauce Val de Loire

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