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Plus de 240 participants aux Rencontres techniques maraîchage de la Chambre 📹
Plus de 240 personnes ont participé aux Rencontres techniques maraîchage organisées par la chambre d'Agriculture Île-de-France à Mandres-les-Roses (Val-de-Marne) mardi 8 septembre.
Plus de 240 personnes ont participé aux Rencontres techniques maraîchage organisées par la chambre d'Agriculture Île-de-France à Mandres-les-Roses (Val-de-Marne) mardi 8 septembre.
La chambre d'Agriculture Île-de-France a organisé, mardi 8 septembre, des Rencontres techniques maraîchage en partenariat avec le Gab Île-de-France* à Mandres-les-Roses (Val-de-Marne), sur l'exploitation de Jean-Charles Raehm. La journée a réuni plus de 240 participants, dont une quarantaine d'exposants, dans un contexte « difficile avec des productions confrontées aux aléas climatiques », précise Cédric Beaurain, référent cultures spécialisées au bureau de la Chambre. Certaines cultures comptent plus de 50 % de pertes, posant la question de l'accès à l'eau.
Démonstrations
Les organisateurs entendaient « mettre la technique et l'expérimentation au service de tous les producteurs en agriculture conventionnelle ou biologique », ajoute Stéphane Besnard, élu chargé du Pôle de compétitivité technique en agriculture biologique (PCTAB). Pour cela, des démonstrations de matériels de désherbage, de semis ou encore de récolte étaient au programme, permettant aux nombreux maraîchers présents de (re)découvrir certains engins, tels que les produits d'Elatec ou l'outil de désherbage électrique systémique polyvalent Andela.
Certains produits ont attiré en nombre, comme le nouveau Broco'lit de Romanesco : un side-car maraîcher qui permet, par exemple, de planter, de désherber ou de récolter sur une surface allant de 10 à 700 mètres par heure. Dévoilé cette année, il a été pensé pour faciliter le travail humain des maraîchers ayant de petites surfaces. Contrôlable depuis le lit de travail, l'engin peut également transporter jusqu'à 200 kg de production sur la partie centrale et 40 à l'arrière.
De son côté, Pubert a présenté son bioculteur mis sur le marché en 2025. Il permet d'aérer et de décompacter sans remuer les couches. « Il n'y avait que des outils manuels, nous avons créé un outil à assistance électrique pour travailler tout type de sol, soit le préparer en profondeur jusqu'à 15 centimètres, soit pour ouvrir entre 2 et 10 centimètres pour laisser l'eau s'infiltrer », raconte Patrice Mazeron, directeur commercial.
Ecorobotix, une entreprise suisse de robotique destinée à l'agriculture de précision, était présente pour une démonstration de son spot sprayer ultra-haute précision qui fonctionne via l'intelligence artificielle. « Notre pulvérisateur va appliquer, en ultralocalisé, un produit phytopharmaceutique à vocation herbicide, fongicide ou encore insecticide, bio ou non bio », détaille Aurélien Garnier, responsable France de l'entreprise. « Il va différencier la culture de la mauvaise herbe et appliquer le produit sur sa cible. Sur la moyenne mondiale, la machine permet une économie de produit de près de 80 % et un gain de rendement de 10 à 15 % », ajoute-t-il.
Voir aussi Le pulvérisateur Ara 620 traite en ultralocalisé sur plus de 25 cultures
Village exposant et conférences
Outre les démonstrations, un village exposants était également au programme. Parmi les entreprises présentes, Voltz, distributeur de semences en horticulture et maraîchage, a présenté sa gamme de produits : plantes aromatiques, patates douces et, plus globalement, tout type de légumes, aussi bien en bio qu'en conventionnel. Jammy MT et son module de conservation en chambre froide ou encore Traita Service et ses offres de blanchiment de serres et de broyage de plants légumiers étaient également à découvrir.
La journée s'est terminée par deux conférences techniques. La première, portant sur la fertilité des sols, était animée par Céline Colombier, de Ver de Terre production. Elle a permis d’aborder les leviers pour préserver et améliorer la fertilité des sols, un enjeu essentiel pour la performance et la résilience des systèmes maraîchers. La seconde, animée par Charles Souillot, était consacrée à l'évolution et à la gestion des ravageurs dans un contexte de changement climatique : augmentation du nombre de générations par an, cycles biologiques raccourcis, moins de mortalité hivernale, augmentation de la période à risque ou encore extension de la zone de colonisation.
*Groupement des agriculteurs biologiques de la région Île-de-France.