Aller au contenu principal

Colza
Prédire les vols du charançon grâce à un OAD

Le 19 janvier, lors de sa rencontre technique organisée en Centre-Val de Loire, Terres Inovia dévoilait son Outil d'aide à la décision (OAD) prédictif pour l'arrivée du charançon de la tige du colza.

charançon de la tige du colza
Le nouvel outil de Terres Inovia est disponible sur son site Internet.
© © iStock/Tomasz Klejdysz

Terres Inovia conseille de traiter le charançon de la tige du colza dans un délai de huit jours après les premières apparitions du ravageur en cuvette jaune ou relayées dans le Bulletin de santé du végétal (BSV). « Il ne faut pas précipiter le traitement, explique par ailleurs Quentin Legros, ingénieur spécialisé en ravageurs du colza chez Terres Inovia. Les femelles sont sexuellement immatures à l’arrivée sur les parcelles et les pontes ne sont problématiques que si elles prennent place pendant l’élongation de la tige ». De plus, la détection du charançon de la tige du colza demeure imprécise. « Les captures en cuvette sont très hétérogènes au sein même d’une parcelle. L’observation d’une cuvette unique ne donne pas forcément une idée claire de l’état du vol », précise l’ingénieur.

Un outil intuitif

Aussi, l’institut technique a développé un outil prédictif de la date d’arrivée de l’insecte sur une parcelle. Ce modèle statistique de prédiction des vols du ravageur s'appuie sur les données collectées dans Vigicultures® et VGObs'® depuis 2011 dans toutes les régions où sont publiés les BSV. Le principe de l’outil est simple : l’utilisateur sélectionne une commune afin d’obtenir l’évolution de la probabilité d’y rencontrer le ravageur. Les prédictions s’étendent du 1er janvier jusqu’à sept jours après la date d’utilisation de l’outil. « Le graphique édite également un seuil d’alerte, souligne Quentin Legros. Si la probabilité dépasse le seuil d’alerte, il a de très fortes chances que le charançon soit présent sur les parcelles ». L’Outil d'aide à la décision (OAD) permet aussi d’afficher les résultats sous forme de carte. Le risque est alors représenté par un code couleur indiquant l’indice de risque sur tout le territoire à une date donnée. L’utilisateur peut y retrouver les estimations jusqu’à sept jours après la date d’utilisation de l’outil.

Bientôt de nouveaux insectes

En perspective à ce travail, Terre Inovia devrait ajouter de nouveaux insectes dans l’outil tel que le charançon du bourgeon terminal qui devrait être intégré d’ici l’automne prochain. L’institut technique aimerait aussi compléter le dispositif par la prédiction des dates de franchissement des différents stades phénologiques. « Il ne s’agirait plus seulement d’estimer la date d’arrivée de l’insecte sur la parcelle, mais de prédire les premières pontes, les franchissements des seuils d’alerte, ainsi que l’abondance de l’insecte sur la parcelle », indique Quentin Legros.

Terres Inovia rappelle cependant que « les informations prédites par les outils ne tiennent pas compte des spécificités de chaque parcelle et ne dispensent pas de la surveillance au champ ».

+ d'infos :

 

Webinaire

Dans le cadre des Jeudis de TI, les experts de Terres Inovia prévoient un webinaire de trente minutes jeudi 9 février sur ce nouvel outil de lutte contre le charançon de la tige de colza. Durant cet échange, les experts seront disponibles pour répondre aux questions des participants. L'inscription à ce webinaire, qui démarrera à 13 h 30, est obligatoire ici.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

À Faverelles, lundi 19 octobre. Frédérique Toussaint, Willem Boode, Mickaël Bedu, Rémi Toussaint et Manuel Leteur (de g. à d.) se sont réunis pour évoquer les conséquences de la sécheresse sur leurs exploitations et l’alimentation des troupeaux.
Dans l'est du Loiret, la sécheresse met les exploitations à rude épreuve
Réunis à Faverelles (Loiret) lundi 19 octobre, chez Manuel Leteur, plusieurs agriculteurs de l'est du Loiret et de la Nièvre…
Mercredi 7 octobre, à Champseru. Le préfet, Xavier Pelletier (à d.), est sensibilisé aux problématiques de la filière betteravière par le président de la CGB CVL, Xavier Pelé, et le producteur Damien Delachaume.
Le nouveau préfet d'Eure-et-Loir mis face aux problématiques agricoles
À l'invitation de la FNSEA et de JA 28, le nouveau préfet d'Eure-et-Loir a visité deux exploitations mercredi 7 octobre. Il…
Vendredi 16 octobre, à Boissy-lès-Perche. Marco Mandrillo est le responsable marketing d'Andros Foodservice, Jérôme Chapon préside l'APL2A, Justine Rousseau fait le lien entre les éleveurs et Andros, Anthony Chapon est l'éleveur qui reçoit tout le monde (de g. à d.).
Andros Foodservice invite la presse au Gaec du Bois Spert
Andros Foodservice a convié la presse vendredi 16 octobre au Gaec du Bois Spert, pour lui faire découvrir sa filière éthique…
Le Mée-sur-Seine jeudi 8 octobre. Les partenaires du centre de gestion sont venus nombreux assister à ce rendez-vous annuel toujours très attendu.
CERFrance : une campagne 2026 qui met à l’épreuve les équilibres économiques
La réunion conjoncture du CERFrance Champagne Nord-Est Île-de-France le jeudi 8 octobre au Mée-sur-Seine a permis de…
Patrick Vernon, céréalier à Santenay, et son fils Anatole sont en plein dans les semis de la campagne 2027 qui pour le moment se déroulent dans de bonnes conditions.
Semis : préparer sa campagne 2027
Après une campagne 2026 difficile, particulièrement dans les parcelles de maïs en raison des aléas climatiques, les exploitants…
Marie Gricourt, cheffe du restaurant Gric à Orléans, a été sacrée Meilleure ouvrière de France le 8 octobre. Une consécration qui récompense son talent, mais aussi les producteurs locaux qui la fournissent en matières premières.
Marie Gricourt, la recette d’une consécration
La cheffe du restaurant Gric, à Orléans (Loiret), a décroché le titre de Meilleure ouvrière de France jeudi 8 octobre, à…
Publicité