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Épizootie
Premiers foyers de MHE détectés

Le ministère de l'Agriculture informe, jeudi 21 septembre, de la détection de premiers foyers de la Maladie hémorragique épizootique (MHE) sur des bovins dans les Pyrénées.

© Horizons - Archives / illustration

Le laboratoire national de référence de santé animale de Maisons-Alfort (Anses) vient de confirmer la présence du virus de la Maladie hémorragique épizootique (MHE) sur des bovins dans trois élevages situés dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, informe le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire dans un communiqué de presse daté du 21 septembre. Il précise que les mesures de gestion de cette maladie sont mises en place par ses services, en lien avec les organisations professionnelles.

Qu’est-ce que la MHE ?

La MHE est une maladie virale affectant les ruminants sauvages (notamment les cervidés) et domestiques (bovins et dans une moindre mesure les petits ruminants). Le virus est transmis entre les animaux par des insectes piqueurs hématophages du genre culicoides.

La MHE provoque des signes cliniques très proches de ceux de la Fièvre catarrhale ovine (FCO), notamment fièvre, amaigrissement, lésions buccales et difficultés respiratoires. Elle génère une très faible mortalité. Il n’y a pas, à ce jour, de vaccin contre cette maladie qui n’est pas transmissible à l’Homme.

Dans quels pays est-elle implantée ?

La MHE est connue de longue date en Amérique du Nord où elle affecte particulièrement le cerf à queue blanche. Elle circule par ailleurs en Australie, en Asie, en Afrique du Nord et au Moyen Orient. En Europe, elle a été à ce jour révélée en Italie (Sardaigne et Sicile), au Portugal et en Espagne.

Dans la péninsule ibérique, le suivi des cas dans la faune sauvage et parmi les élevages d’animaux ruminants a révélé une remontée progressive du Sud vers le Nord et l’Est entre 2022 et 2023. Les derniers cas recensés par les autorités espagnoles fin août se situaient à moins de 100 kilomètres de la frontière française.

Quelles conséquences en France ?

La MHE est une maladie réglementée au niveau européen et à déclaration obligatoire. Les pays impactés ont l’obligation d’instaurer des mesures de surveillance afin de suivre l’évolution de la maladie dans l’espace et dans le temps. En termes de mouvements d’animaux, la réglementation européenne n’impose pas de restrictions de mouvements sur le territoire national. En revanche, la réglementation interdit l’envoi vers d’autres États membres de l’Union européenne à des fins d’élevage, de tout ruminant provenant des exploitations situées dans le rayon de 150 kilomètres autour de chaque foyer. L’envoi direct pour abattage dans un autre État membre demeure quant à lui possible. Les restrictions éventuelles à l’export dépendent des exigences à l’import prévues par chaque pays tiers.

Après l’identification des trois foyers dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, l’arrêt des mouvements vers des États de l’UE concerne à ce jour tout ou partie de plusieurs départements : Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Landes, Gers, Haute-Garonne et Ariège sont concernés en totalité ; Landes, Gironde, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Tarn, Aude et Pyrénées-Orientales le sont pour partie. Le ministère de l’Agriculture a engagé des réflexions en collaboration avec les organisations professionnelles pour faciliter le recouvrement des flux commerciaux vers les États membres et les pays tiers désireux de maintenir leurs approvisionnements en provenance de France.

Lire aussi MHE : le sud de la région Centre-Val de Loire passe en zone régulée

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