Élevage ovin
Quand les prix redonnent envie d’élever des moutons
Après des années à composer avec des charges élevées et des cours justes, l’élevage ovin retrouve de l’air. Le prix de l’agneau reste élevé, l’offre française se contracte et les importations reculent. Une équation qui redonne de l’intérêt à l’atelier, à condition de regarder de près le système de production.
Après des années à composer avec des charges élevées et des cours justes, l’élevage ovin retrouve de l’air. Le prix de l’agneau reste élevé, l’offre française se contracte et les importations reculent. Une équation qui redonne de l’intérêt à l’atelier, à condition de regarder de près le système de production.
Il aura fallu que les moutons manquent pour que leur prix remonte. La production recule, et cette rareté redonne de la valeur aux animaux. En 2025, le cheptel ovin français était tombé à 6,6 millions de têtes, soit 2,9 % de moins qu’un an auparavant et 4,9 % sous la moyenne 2019-2023, selon FranceAgriMer, le service statistique du ministère de l’Agriculture. Le troupeau reproducteur a perdu 11 % en dix ans. Résultat : les naissances d’agneaux ont encore reculé de 1,8 % en 2025 et les abattages d’agneaux issus du troupeau français de 4,2 %.