Édito de Cyrille Milard
« Quel avenir pour la culture de la betterave sucrière ? »
Exploitant agricole en polyculture à Maison-Rouge (Seine-et-Marne), Cyrille Milard est président de la Confédération générale des planteurs de betteraves d'Île-de-France (CGB IDF).
Exploitant agricole en polyculture à Maison-Rouge (Seine-et-Marne), Cyrille Milard est président de la Confédération générale des planteurs de betteraves d'Île-de-France (CGB IDF).
« Comme toutes les productions agricoles, les champs de betteraves ont subi de plein fouet les conditions météorologiques extrêmes de l’été. Températures caniculaires et absence de précipitations ont entraîné des conséquences désastreuses sur la croissance des betteraves. Ces aléas climatiques font suite à un printemps déjà anxiogène pour notre culture : la pression des pucerons vecteurs de la jaunisse avait surpris par sa précocité et la continuité des vols, engendrant des recolonisations rapides. Jusqu’à cinq traitements insecticides ont parfois été nécessaires pour tenter de maîtriser les populations de pucerons. Des dérogations sur des produits n’ayant pas d’homologation (car non renouvelé par la firme pour le Movento, ou en cours d’approbation pour le Verséon) avaient d’ailleurs été obtenues par la CGB qui se battait en parallèle pour disposer des mêmes moyens de production que nos voisins européens.