Aller au contenu principal

Caprin
Goatober : désaisonner la viande de chevreau

Pour la troisième année consécutive, la filière caprine française s’associe à Goatober, pour valoriser la viande de chevreau auprès des restaurateurs et du public. Cette année, cinq restaurants du Loiret se mobilisent.

Créé en 2011 aux États-Unis et repris en 2016 en Grande Bretagne par le chef restaurateur anglais James Whetlor, l’événement Goatober (contraction des mots « goat », qui signifie chèvre en anglais, et « october » pour le mois d’octobre) revient une nouvelle fois cette année pour valoriser la viande de chevreau. Plébiscité d’ordinaire en périodes de fêtes, à Noël et à Pâques, périodes usuelles de consommation, le chevreau sera mis à l’honneur sur cinq cartes de restaurateurs loirétains durant le mois d’octobre (et même un peu au-delà).

Le chevreau absent des assiettes françaises

Franck Moreau, éleveur caprin dans le Cher et président de la section caprin de l’association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev), nous livre le constat de la section dédiée à la mise en avant des viandes caprines : « La consommation nationale de chevreau a nettement diminuée au fil des années. Cette baisse est compensée par l’export. Mais la pandémie et la fermeture des marchés internationaux nous ont démontré que ce système n’était pas fiable. Nous sommes trop dépendants de l’export. » Interbev s’attache donc à remettre au goût du jour le chevreau dans la consommation française. Selon Franck Moreau, la saisonnalité de cette viande haute gamme expliquerait sa disparition des modes de consommation. « Contrairement à la production laitière, nous n’avons pas assez intégrer le chevreau dans le développement de la filière caprine. Désormais, il est difficile voire impossible de se procurer de la viande de chevreau, en dehors des périodes classiques. »

Le Loiret au cœur de Goatober

Cette année, les régions six régions de production et de consommation de viande caprine - Nouvelle-Aquitaine, Paca, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, le Centre-Val de Loire et les Pays de la Loire - participent à ce rendez-vous annuel. Dans le Loiret, cinq restaurateurs, membres des Toques du Loiret, ont répondu présent : le Lift, le Ver di vin, la Petite auberge, la Laurendière et Chez Dionysos. Tous proposeront un menu complet à base de viande de chevreau. « Il s’agit d’un événement programmé sur une période forte de désaisonnement, dans notre région, qui coïncide avec le besoin de fromages AOP pour les fêtes de fin d’année, explique le président. Pour avoir du lait, il faut des mises bas et trouver donc des débouchés pour nos chevreaux. » Lundi 19 octobre, le restaurant le Ver di vin accueillait l’inauguration du dispositif. Les participants ont pu déguster une entrée et un plat à base de chevreau ainsi que du fromage. « Goatober vise à réintégrer le chevreau dans les mode de consommation français et prouver que cette viande peut être consommée en dehors des périodes de fête », conclut Franck Moreau. Les menus présentés durant Goatober seront remis à la carte par les restaurateurs au printemps.

Recette

Interbev présente sa recette de chevreau aux épices et au lait de coco.

Ingrédients pour 6 à 8 personnes :

  • un demi-chevreau
  • 1 gros bouquet de coriandre
  • 2 c. à c. de curcuma
  • 3 c. à s. de curry
  • 80 cl de lait de coco
  • 2 c. à s. d’huile d’olive
  • 50 g de beurre
  • sel et poivre du moulin.

Réalisation : Préchauffer le four à 180° C (Th. 6). Disposer le chevreau dans un grand plat, l’enduire d’huile et de beurre ramolli, le saler, le poivrer et le cuire une heure au four, en le retournant une fois et en l’arrosant régulièrement avec le jus de cuisson. À mi-cuisson, le saupoudrer d’épices, verser le lait de coco et poursuivre la cuisson toujours en arrosant régulièrement. En fin de cuisson (la viande, légèrement confite doit se détacher facilement), ajouter la coriandre ciselée. Servir le chevreau accompagné de la sauce au lait de coco et d’un riz blanc. Recette à déguster chaude.

Vin conseillé : un rosé d’Anjou.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Philippe Girardot.
« Entretien des jachères en Seine-et-Marne : une seule et même date d’interdiction pour tout le département, du 10 mai au 1er juillet »
Le président de la commission faune sauvage de la FDSEA 77, Philippe Girardot, explique l'harmonisation les dates d’…
Marc Langé quitte la présidence de l'AIEL.
Irrigants : « J'ai annoncé que je me retirais de la présidence de l'AIEL »
L'assemblée générale de l'Association des irrigants d'Eure-et-Loir (AIEL) s'est déroulée le 25 mars à Chartres. Le point…
À La Boissière-École (Yvelines), le 14 mars. La responsable d'élevage de la Ferme de la Tremblaye, Bérénice Giot, a largement participé à la conception des nouveaux bâtiments de l'atelier bovin.
Ferme de la Tremblaye : une révolution opérée grâce aux nouveaux bâtiments
Au confins de l'Eure-et-Loir et des Yvelines, la Ferme de la Tremblaye a déménagé tout son cheptel bovins dans des bâtiments…
À Chaingy (Loiret), jeudi 14 mars. La FNSEA 45 a organisé une rencontre
pour mettre à l'honneur la filière orge brassicole.
Du grain d'orge à la bière, les coulisses d'une réalité agricole
À l'occasion de la Saint-Patrick, la FNSEA du Loiret a mis en lumière la filière orge brassicole. Rendez-vous était donné à la…
[VIDÉO] Arnaud Rousseau réagit après le congrès FNSEA
À l'issue des trois jours de congrès qui se sont achevés par un discours du ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, jeudi 28…
« Betteraves 2024 : des semis sous pression »
Jean-Philippe Garnot, président de la CGB* Île-de-France, alerte sur l'absence de solutions face à la jaunisse virale de la…
Publicité