Aller au contenu principal

Entreprise
Bouche de Sologne valorise le gibier sauvage

Le premier atelier de découpe et de transformation 100 % dédié au gibier sauvage de la Sologne vient d'être créé en Loir-et-Cher. Il s'agit de Bouche de Sologne.

Bouche de Sologne a officiellement été lancé le 22 novembre.
Bouche de Sologne a officiellement été lancé le 22 novembre.
© Bouche de Sologne

Valoriser le gibier sauvage de la Sologne. Voilà le défi que s'est lancé Anne Bouche. La jeune femme de 33 ans vient tout juste de créer le premier atelier de découpe et de transformation solognot 100 % dédié au gibier sauvage de la Sologne : Bouche de Sologne. Pour cela, elle s'est associée à Jean-Paul Prince, sénateur de Loir-et-Cher, et Jamy Bureau, boucher.

L'objectif de l'entrepreneuse est de répondre à une problématique de la filière gibier : celle de la valorisation de la venaison. « Toute la partie amont, l'organisation des chasses, ça roule tout seul. Mais une fois les prélèvements faits, j'ai constaté qu'il y avait une grande nébuleuse sur ce que devient le gibier, sachant que 75 à 80 % du gibier vendu dans le commerce ou en restauration n'est pas ­français », explique-t-elle.

Les origines du projet

Originaire de Sologne, Anne Bouche travaillait auparavant dans le secteur viticole : « Je m'occupais de la valorisation de domaines et de marques ». Installée dans le Sud, un événement la pousse à revenir dans sa région natale : « Mon père est tombé malade. Aujourd'hui, ça va mieux, mais j'ai pris conscience à ce moment que rien n'était plus important que ses racines ».

De retour en Sologne, Anne Bouche a renoué avec la chasse, activité dans laquelle elle a toujours baigné. « Dans ma famille, on chasse et on transforme le gibier en rillettes, pour notre consommation personnelle, depuis toujours. En revenant ici, j'ai réalisé qu'on ne trouvait pas de tels produits sur les étals. » L'idée lui est alors venue de créer un atelier de valorisation de la viande de gibier sauvage pour la rendre accessible au plus grand nombre.

Bien s'entourer

Avoir une idée est un bon début, mais encore faut-il pouvoir la concrétiser. Des projets semblables ont à plusieurs reprises failli voir le jour dans le département sans pour autant aboutir. Une des raisons : les réglementations encadrant la viande de gibier sont très strictes. Néanmoins cela n'a pas découragé Anne Bouche. La Solognote a su s'entourer des bonnes personnes pour aller au bout de son ambition.

Les bonnes personnes, ce sont d'abord ses associés, immédiatement séduits par le projet. L'entrepreneuse a également croisé sur son chemin Hubert Louis-­Vuitton, président de la Fédération des chasseurs de Loir-et-Cher, et Jean-Luc Brault, président de la communauté de communes de Val de Cher-Controis. Ce dernier lui a permis de répondre à la problématique de l'implantation de l'atelier : « Le siège social de l'entreprise se trouve au Controis-en-Sologne. Néanmoins il était important pour moi de commencer la production cette année, pendant la période de chasse. En attendant que l'atelier soit construit, nous commençons l'activité à Fontaines-en-Sologne, chez Jamy Bureau qui possède déjà des infrastructures à son domicile ».

Commencer petit

Dans un premier temps, Anne Bouche a souhaité rester discrète sur son projet. Elle a également fait le choix de lancer son entreprise tout en restant à taille humaine : « On préfère commencer petit, se laisser la possibilité de faire des erreurs rattrapables et grandir progressivement ». Cette année, elle prévoit de transformer environ 400 animaux. « J'ai passé des accords avec des chasses qui me fournissent les gibiers sauvages », explique-t-elle.

Bouche de Sologne propose plusieurs produits : venaison salée ou fumée, viande sous vide et des terrines aux champignons, noisettes, liqueur de Chambord… « Notre objectif, c'est qu'en goûtant nos produits les consommateurs soient transportés dans l'univers de la Sologne. » Des prestations de découpe ont également été mises en place par les associés.

Tous les produits Bouche de Sologne seront prochainement commercialisés sur le site ­Internet de l'entreprise, actuellement encore en cours de construction. En attendant, la page Facebook ­@­bouchedesologne permet de retrouver les produits disponibles à la commande.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Bertrand Petit, président de la FNSEA 28.
« S’engager ensemble en 2022 »
Le président de la FNSEA 28 et le président de la FNSEA CVL présentent leurs vœux pour cette nouvelle année.
Le 9 décembre, à Orléans (Loiret). Le président du groupe Axéréal, Jean-François Loiseau (à d.), et son directeur général, Paul-Yves L'Anthoën, sont revenus sur un exercice 2020-2021 compliqué.
Une campagne 2020-2021 atypique pour le groupe Axéréal
Le groupe coopératif Axéréal s'est réuni en assemblée générale le 9 décembre à Orléans (Loiret). Retour sur un exercice 2020-2021…
Florent Leprêtre, président de la FNSEA CVL.
Les vœux des présidents
Florent Leprêtre, président de la FNSEA Centre-Val de Loire, présente ses vœux en cette nouvelle année 2022. Tout comme Didier…
« 2022 : dans l’espoir du retour au bon sens paysan »
Damien Greffin, président de la FRSEA Île-de-France, Christophe Hillairet, président de la chambre d’Agriculture de région Île-de…
Vincent Michelet, agriculteur dans le Vendômois, est membre du bureau d'Axéréal.
Tour d'actualité d'Axéréal
Le groupe coopératif Axéréal a tenu son assemblée générale le 9 décembre. Vincent Michelet, président de la section Grand-Ouest…
Agriculteur en bout de champ.
Recensement agricole de 2020 : premiers résultats pour l’Île-de-France
Les premiers résultats du recensement 2020 sont publiés. L’Île-de-France compte 4 425 exploitations agricoles dont la SAU moyenne…
Publicité