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Une année globalement positive pour les appellations Cheverny et Cour-Cheverny

Le Loir-et-Cher possède un territoire viticole de grande qualité avec notamment sur son territoire les appellations Cheverny et Cour-Cheverny. Michel Gendrier, président des deux appellations, revient sur l'année 2022.

Les AOC Cheverny et Cour-Cheverny couvrent un territoire viticole important dans le département de Loir-et-Cher. Même si au niveau national les parcelles de vignes ont tendance à diminuer, ce n’est pas le cas pour les deux AOC. « L’appellation est en forte croissance en termes de superficie, elle a doublé en trente ans avec aujourd’hui plus de 800 hectares, une belle progression », précise avec fierté Michel Gendrier, président des appellations Cheverny et Cour-Cheverny. Bien entendu, au-delà d’une imposante superficie de vignes sur le territoire loir-et-chérien, l’appellation permet de créer « un emploi par hectare, avec de ce fait une forte dynamique locale », détaille Michel Gendrier.

Des aléas climatiques

L’année 2022 a connu des aléas climatiques qui ont été à certains égards difficiles pour des vignobles de l’appellation. « Il y a eu des épisodes de grêle avec en moyenne 10 à 15 % de pertes, avec pour certains des demi-récoltes. C’est une année hétérogène dans le sens où certains ont eu de très belles moyennes et d’autres, à cause de la grêle principalement, ont plus souffert », explique le président.

Au regard des tendances, la qualité paraît être très bonne cette année, avec des raisins sains et des « rendements qui devraient être dans la norme ». Toutefois, selon Michel Gendrier « cette année est celle de tous les excès avec le gel, la sécheresse et la grêle », même si « globalement l'aire géographique des deux appellations a connu une belle année ».

Une belle commercialisation

En dehors des récoltes des vendanges de cette année 2022, les appellations ont connu une année record en termes de commercialisation. « Cette année, nous avons eu une nouvelle fois une année record en termes de vente alors que pourtant les récoltes avaient été mauvaises. C’est une très belle commercialisation », explique Michel Gendrier. De plus, la fête des vendanges, pour sa onzième édition, a une nouvelle fois permis de présenter de la meilleure des manières les AOC Cheverny et Cour-Cheverny. « D’après les estimations, nous étions à peu près 7 000 personnes, comme l’année précédente, avec un public de plus en plus large, amateurs comme connaisseurs », détaille le président des deux appellations. Avec des vendanges qui ont commencé dès le mois d’août, l’organisation a été difficile pour certains vignerons pour participer à la fête des vendanges. « Je remercie énormément les vignerons qui sont venus », précise Michel Gendrier.

Un territoire dynamique

Les deux appellations sont dynamiques, avec des vignobles qui sont régulièrement repris. « Cette année nous avons un jeune qui a repris un domaine dans les appellations. Nous n’avons jamais eu de problème de continuité au sein des AOC Cheverny et Cour-Cheverny. Cela est en partie dû à la vente directe qui permet aux vignerons de maîtriser leurs ventes », explique le président de l’appellation.

De nombreux jeunes passionnés par les vignes autant que par la vinification se lancent dans l’aventure pour devenir vignerons et ainsi faire prospérer les deux appellations Cheverny et Cour-Cheverny.


AOC Cheverny et Cour-Cheverny : les chiffres clés

Les deux appellations sont distinctes avec Cheverny qui comprend 51 producteurs pour un total de 636 hectares et Cour-Cheverny, 35 vignerons pour 55 hectares de surface. C’est un territoire viticole historique dont Guyot fait référence dans un de ses ouvrages du XVIIIe siècle.

Il est nécessaire de préciser que les vins de Cheverny, contrairement à de nombreux vins du Val de Loire, sont traditionnellement et nécessairement issus d’assemblages. Les cépages principaux de cette aire d’appellation sont le sauvignon en vin blanc et le pinot noir en rouge, même si le gamay lui est régulièrement associé.

De son côté, l’AOC Cour-­Cheverny possède un seul cépage qui est le romorantin, cépage historiquement issu des plantations du roi ­François Ier en 1517 à proximité du château de Chambord.

 

Une appellation tournée vers l’export

En termes de production, l’aire géographique de ­Cheverny produit en moyenne 24 570 hectolitres par an avec 59 % de vin blanc, 32,4 % de rouge et 8,6 % de rosé.

Pour sa part, l’AOC Cour-­Cheverny représente 1 862 hectolitres de production de vin blanc avec, pour unique cépage, le romorantin.

L’appellation commercialise ses vins à l’étranger avec une importante part de ses ventes à ­l’export. Une bouteille de Cheverny sur cinq est vendue en Europe ainsi qu’une bouteille sur six vendues en grand export concernant l’appellation Cour-Cheverny. En dehors de l’exportation, l’appellation a ouvert sa propre Maison des vins qui permet de faire découvrir et de commercialiser les vins de l’aire géographique. La fréquentation du site, qui est installé proche de l’entrée du château de Cheverny, lui permet de dépasser les 70 000 entrées. Il est possible pour les personnes de passage de profiter d’une dégustation gratuite de quatre vins de l’appellation. En 2020, cette boutique avait permis de vendre 38 898 bouteilles, pour une fréquentation de 44 407 personnes.

 

Un territoire viticole innovant

L’appellation possède une grande renommée au niveau national comme international grâce à l’organisation d’événements comme la fête des vendanges, mais aussi grâce à des innovations technologiques. En effet, une application a été créée par les vignerons des AOC Cheverny et Cour-Cheverny pour permettre une présentation audio, en français et en anglais, de chaque vin dégusté. La Maison des vins de Cheverny ­propose également une exposition sonore et visuelle à 360 degrés qui permet chaque année de marquer les visiteurs. La Maison des vins de Cheverny, qui rassemble 31 vignerons et propose 93 vins à la dégustation, est un lieu dynamique qui permet d’offrir une belle visibilité aux deux appellations loir-et-chériennes.

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