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Une bonne campagne mais un avenir incertain

Vendredi 7 octobre avait lieu un petit-déjeuner organisé par la section Loir-et-Cher d'AS Centre-Loire. C’était l’occasion de revenir sur les chiffres clés de la dernière campagne pour les céréales, l’élevage et la viticulture.

Vendredi 7 octobre, AS Centre-Loire a organisé un petit-déjeuner pour évoquer les chiffres économiques de la dernière campagne concernant les céréales, l'élevage et la viticulture de Loir-et-Cher.
Vendredi 7 octobre, AS Centre-Loire a organisé un petit-déjeuner pour évoquer les chiffres économiques de la dernière campagne concernant les céréales, l'élevage et la viticulture de Loir-et-Cher.
© L.B. - Horizons

Lors d’un petit-déjeuner organisé vendredi 7 octobre à la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher, AS Centre-Loire est revenu sur la situation financière des exploitations agricoles du département. Les conseillers entreprise de l’association ont détaillé les chiffres économiques de la dernière campagne.

La situation de l’activité céréalière

« Sur l’année 2021, les cours des céréales ont fortement progressé à partir de la fin des moissons mais c’est surtout en 2022 que les prix se sont envolés et cela est vrai pour toutes les cultures », explique ­Florent Courtin, conseiller entreprise à AS Centre-Loire 41.

Concernant les rendements, « ils ont été satisfaisants pour l’année 2021. Et pour l’instant, pour la campagne 2022 encore en cours, les rendements sont très satisfaisants même si des disparités se remarquent d’une micro-région à l’autre », détaille le conseiller. « Globalement, les exploitations agricoles du département ont amélioré leur rentabilité et leur situation financière. Toutefois, l’année prochaine, il faudra être vigilant car les engrais, le carburant et l’énergie augmentent énormément. Il va falloir suivre ses coûts et peut-être engager un peu dès cette année pour éviter l’effet ciseaux », conseille Florent Courtin.

La Pac 2023 et l’élevage

Durant la matinée, les conseillers de l’association de gestion ont abordé le sujet de la Pac 2023. « Il va y avoir une incidence sur les assolements, il est impératif de bien anticiper et les adapter pour éviter une diminution nette de la Pac l’année prochaine », explique le conseiller entreprise d’AS Centre-Loire.

En dehors des céréales, les éleveurs ont connu globalement l’année dernière de meilleures situations financières. Malgré tout, Florent Courtin nuance ces chiffres : « On remarque que l’amélioration pour les éleveurs a été moins franche que pour les céréaliers, en partie à cause de la hausse du coût des intrants et des aliments qui a été plus rapide que la hausse du prix du lait et de la viande ». Selon le conseiller entreprise, « le gros enjeu de l’année prochaine pour l’élevage sera l’autonomie alimentaire ».

Quelle situation pour la viticulture ?

De son côté, la viticulture du département a été fortement impactée par les aléas climatiques en 2021. « Les exploitations viticoles ont été touchées par le gel et un climat d’été propice à la prolifération des maladies », précise Clara Lefeuvre, conseillère entreprise AS Centre-Loire. Globalement, la production en 2021 était en recul par rapport aux années précédentes. Même si les récoltes ont été globalement mauvaises, il y a un redressement de la situation financière viticole lié à une reprise post-Covid. « On remarque qu’il y a une amélioration en 2022 avec des vendanges qui retrouvent une production similaire aux cinq dernières années », détaille Clara Lefeuvre.

Après la présentation des chiffres, les participants ont pu poser des questions aux conseillers, nourrissant de riches échanges.

 

Concernant le Loiret, lisez notre article De bons résultats assombris par l'explosion des intrants

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