Aller au contenu principal

Une ferme aquaponique s’installe dans le Loiret

Installé à Châtillon-Coligny depuis le 1er novembre dernier, Nicolas Baptiste lance sa propre ferme d’aquaponie baptisée Ferme aquaponique Le Petit caillou.

C’est en voulant aider un ami à perfectionner son système de filtration d’eau pour poissons que Nicolas Baptiste apprend l’existence de l’aquaponie. Combinant aquaculture conventionnelle et culture de végétaux dans l’eau, l’aquaponie fait coexister les deux activités dans un environnement partagé. L’eau s’enrichit grâce aux déchets produits par les poissons. Elle est ensuite dirigée vers les végétaux qui utilisent les minéraux. Après avoir fait sa propre expérience à son domicile, cet ancien employé de la Coopérative agricole des producteurs du ­Gâtinais (Caproga) a décidé de créer sa propre ferme.

Un pur hasard

Alors qu’il faisait des recherches pour aider son ami avec son bassin d’ornement de carpes koï, Nicolas Baptiste tombe sur des youtubeurs spécialisés dans l’aquaponie. « Je trouvais ça complètement fou », avoue-t-il. À la fois curieux et sceptique, il décide malgré tout d’installer ce système de culture chez lui. Grâce à une mini-serre de balcon, des poissons rouges et quelques bacs, il s’essaye à la culture de salades. Aidé par sa femme, employée chez un maraîcher, il compare le temps de pousse de ses plantes à celle de son épouse, produites en plein champ. « J’ai constaté que mon système improvisé fonctionnait bien. J’ai donc bricolé une structure plus grande en transformant une cuve de récupération d’eau de 1 000 litres. Au bout d’un mois, je commençais déjà à manger des salades que j’avais repiquées. Je n’en revenais pas. »

Face à de tels résultats, l’agriculteur continue d’agrandir sa structure jusqu’à arriver à une surface au sol de 35 m2 pour 1,79 m de haut. En 2021, durant sa quatrième saison d’essais à domicile, Nicolas Baptiste quitte son emploi pour construire sa propre entreprise : la Ferme aquaponique Le Petit Caillou. « J’ai compris et appris que l’aquaponie était un moyen d’arriver à une autonomie alimentaire. Sur 8 m2 de surface de culture, je peux produire 300 salades, ce qui n’est pas aussi simple à réaliser en plein champ. »

Des légumes et des carpes

À à peine 40 ans, Nicolas Baptiste achète en novembre 2019, des locaux situés chemin des Écorces à Châtillon-Coligny. Encore en installation à l’heure actuelle, il prévoit de produire des légumes-feuilles et des légumes-fruits de saison (salades, tomates, aubergines, poivrons, concombres, courgettes, etc.). La ferme sera composée d’un serre de 1 152 m2, de 60 rivières et de 800 kg de carpes. « Nous créons un écosystème complet, explique-t-il. Il faut rétablir l’équilibre de l’eau. Cela peut prendre un an voire plus ». Une centaine de poissons seront mis à l'eau d’ici cinq semaines. La sixième rivière est aujourd’hui en construction.

En attendant la fin des travaux, le nouvel agriculteur a ouvert dès son arrivée une boutique de producteurs locaux. « J’ai sélectionné des producteurs se trouvant dans un rayon de 150 km autour de ­Châtillon-Coligny, précise-t-il. Une fois mon exploitation productive, j’y ajouterai mes propres produits ». Déterminé et enthousiaste, Nicolas Baptiste espère pouvoir ouvrir officiellement sa ferme aquaponique d'ici la fin de l'année. Une inauguration sera organisée l'été prochain.

+ d'infos :

Pour tout renseignement, contacter Nicolas Baptiste au 06.59.17.45.74 ou à le-petit-caillou@outlook.com.
La boutique de producteurs, chemin des Écorces à Châtillon-­Coligny, est ouverte le mercredi de 14 à 19 heures, le vendredi de 9 à 18 heures et le samedi de 9 à 18 heures.
Page Facebook.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Des mesures de restrictions de l’usage de l’eau entrent en vigueur le 15 juillet
En pleine vague de chaleur, la préfecture d'Eure-et-Loir a décidé ce mercredi de restreindre l’usage de l’eau. Des mesures…
Vendredi 8 juillet, à Garancières-en-Beauce. Dans le cadre de l'entraide, Pascal Laya bat la parcelle de colza d'un ami.
L'Eure-et-Loir vit au rythme de la moisson
Depuis le début du mois, la pluie a cédé la place au grand bleu, la moisson bat son plein en Eure-et-Loir. Quelques tours de…
En attente de la fin des travaux, Nicolas Baptiste prépare déjà certaines ­productions.
Une ferme aquaponique s’installe dans le Loiret
Installé à Châtillon-Coligny depuis le 1er novembre dernier, Nicolas Baptiste lance sa propre ferme d’aquaponie baptisée Ferme…
Début juillet à Saint-Martin-en-Bière (Seine-et-Marne).
Moisson : la belle surprise du colza tandis que les protéines décrochent dans les blés
En Île-de-France, la moisson s'est enclenchée précocement, dès le 15-20 juin dans certains secteurs. Grâce à des conditions…
Eau : le préfet annonce de nouvelles mesures de restriction
Le préfet d'Eure-et-Loir, Françoise Souliman, a organisé une rencontre avec la presse le 13 juillet, puis le 20 juillet, à…
Le 21 juillet, à Saint-Germain-le-Gaillard. Pas de pluie, pas de pression. Une quinzaine de jours de travail auront permis de venir à bout de la moisson en Eure-et-Loir cette année.
Une récolte finalement meilleure que prévue en Eure-et-Loir
En dépit d'une certaine hétérogénéité, globalement qualité et rendements sont au rendez-vous de la récolte cette année en Eure-et…
Publicité