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JNA
Une journée d’apprentissage et de partenariat autour du blé dur 📹

Vendredi 5 juin, à Trinay (Loiret), des élèves du primaire au lycée ont découvert les différentes étapes de fabrication des pâtes, du champ à l’assiette. Cette journée a également été marquée par le renouvellement du partenariat entre Axéréal et Panzani autour du blé dur français et de l’agriculture régénérative.

À l’occasion des Journées nationales de l’agriculture, Panzani et Axéréal avaient choisi l’exploitation de Cédric Pécheux, producteur de blé dur à Trinay (Loiret), pour présenter le renforcement de leur collaboration, vendredi 5 juin. Un partenariat ancien, engagé depuis plus de trente ans, que les deux groupes souhaitent désormais faire évoluer autour de nouveaux objectifs agronomiques et environnementaux.

L'exigence des pâtes

Le contrat renouvelé doit permettre de sécuriser l’approvisionnement de Panzani en blé dur français pour les trois prochaines années, tout en donnant davantage de visibilité aux producteurs engagés dans la filière. « Nous mettons nos problématiques sur la table pour construire ensemble le chemin de demain », a résumé Charles Néron-Bancel, directeur des achats et des filières amont chez Panzani.

L’industriel recherche une matière première régulière, répondant aux exigences nécessaires à la fabrication des pâtes. Axéréal doit, de son côté, organiser la production, la collecte et le stockage, tout en tenant compte des réalités économiques et agronomiques des exploitations. Panzani rappelle que la totalité du blé dur qu’il utilise est d’origine française.

Plus de la moitié des volumes concernés

Le nouveau contrat ne porte pas seulement sur les quantités livrées. Il prévoit également une montée en puissance des pratiques d’agriculture régénérative. L’objectif est que, d’ici trois à quatre ans, plus de la moitié du blé dur fourni par Axéréal à Panzani soit cultivé selon ce référentiel. Pour Thierry Blondel, directeur général d’Axéréal, cette transition doit nécessairement s’accompagner d’un partage de la valeur. « Il faut que les efforts des agriculteurs se voient et soient rémunérés », a-t-il insisté. La ­coopérative entend ainsi construire une filière durable, sans se limiter à une opportunité ponctuelle de marché. Des contrats, des primes et un accompagnement technique doivent permettre aux producteurs de s’engager dans la démarche. Axéréal apporte également la traçabilité nécessaire pour mesurer les résultats et garantir à Panzani le respect des standards annoncés.

Une approche à l’échelle de l’exploitation

Depuis deux ans, les équipes agronomiques d’Axéréal et de Panzani expérimentent différents itinéraires techniques adaptés au blé dur. Cette culture reste exigeante, notamment en azote, et particulièrement sensible aux aléas climatiques. Les pratiques testées doivent donc réduire les impacts environnementaux sans pénaliser le rendement, la teneur en protéines ou la qualité du grain. La démarche s’appuie sur le programme Cultiv’up régénératif d’Axéréal. Celui-ci prévoit notamment un objectif d’au moins 80 % de couverture des sols, un allongement des rotations, une diversification des cultures, une réduction du labour profond et le développement d’infrastructures agroécologiques favorables à la biodiversité.

Le raisonnement ne se limite plus à la seule parcelle de blé dur. Il s’étend à l’ensemble de l’exploitation, avec des indicateurs mesurés chaque année. « Nous avançons pas à pas, en diagnostiquant, en testant et en ajustant les pratiques », a expliqué Pierre Toussaint, directeur agronomie, transitions et innovation du groupe Axéréal.

Des essais sont également menés sur les biostimulants. L’objectif est de favoriser le développement racinaire et les interactions avec les champignons et les bactéries du sol, afin de réduire les besoins en azote sans diminuer la productivité.

Une ambition portée par Panzani

La filière agricole occupe une place centrale dans la stratégie RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) de Panzani. Le groupe dispose depuis plus de cinquante ans d’un centre de recherche consacré au blé dur. Celui-ci travaille notamment avec les semenciers pour sélectionner des variétés adaptées aux exigences industrielles et plus résistantes aux aléas climatiques. Depuis 2022, son cahier des charges « Blé responsable français » repose sur trois axes : l’origine française, la préservation de la biodiversité et le soutien économique à la filière. Des outils d’aide à la décision, des nichoirs, des perchoirs ou encore des bandes fleuries peuvent être mis en place dans les exploitations. Panzani veut désormais faire évoluer ce cahier des charges vers l’agriculture régénérative. À terme, le groupe affiche l’ambition que la totalité des blés utilisés pour les pâtes produites en France soit issue de ces pratiques. « Il nous faut des blés de qualité, mais aussi des pratiques viables pour l’agriculteur », a rappelé Cécile Renaud, directrice qualité, R&D et RSE du groupe.

Du champ jusqu’à l’assiette

Tout au long de la journée, plusieurs classes, de l’école primaire au lycée, se sont succédé sur l’exploitation. Les élèves ont pu découvrir la culture du blé dur, le métier d’agriculteur et les différentes étapes de transformation jusqu’à la fabrication des pâtes. Une manière concrète de relier un produit consommé quotidiennement à son origine agricole et au travail de l’ensemble de la filière.


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