Aller au contenu principal

Yvelines
Une matinée consacrée aux contrôles phytosanitaires à l'Esta de Magnanville

L'Ensemble scolaire Terre et avenir à Magnanville (Yvelines) a accueilli un point pédagogique sur les contrôles phytosanitaires de la Driaaf jeudi 19 mars.

Jeudi 19 mars, la Direction régionale de l’alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Driaaf) d'Île-de-France organisait un point pédagogique sur les contrôles phytosanitaires au sein de l'Ensemble scolaire Terre et avenir (Esta) à Magnanville (Yvelines). La matinée était divisée en trois pôles, à l'image d'un réel contrôle, avec la partie du local phytosanitaire, celle du pulvérisateur, ainsi que l'aspect documentaire.

Une petite cinquantaine de personnes étaient présentes, réparties en trois groupes. Des élèves de l'Esta ont pu assister à ces présentations, mais aussi de nombreux professionnels invités tels que des exploitants agricoles ou encore des techniciens de coopératives.

« C'est une volonté de notre part de montrer comment se déroulent les contrôles phytosanitaires pour répondre aux craintes que peuvent avoir les agriculteurs sur le contenu de ces contrôles. Cela s'inscrit également dans une demande de la profession agricole d'accroître la pédagogie à destination des exploitants », commente Bertrand Huguet, chef d’unité surveillance et environnement et adjoint au chef du pôle phytosanitaire au sein du Service régional de l'alimentation (Sral).

Lors de l'inspection d'un local phytosanitaire, « nous regardons le nom des produits, leurs pictogrammes, l'autorisation de mise sur le marché. La plateforme E-phy nous permet de connaître toutes les informations d'un produit, quels usages sont autorisés », explique Jessica Da Silva, inspectrice phytosanitaire à la Driaaf. Dans la très large majorité des contrôles, aucune anomalie n'est constatée.

Cependant, l'infraction la plus constatée concerne les Produits phytopharmaceutiques non utilisables (PPNU) qui ne sont pas identifiés comme tels et pas mis à part, voire parfois non éliminés dans les temps. Un exploitant agricole dispose d'un an pour le faire à partir de l’interdiction d’utilisation.

Une autre non-conformité régulièrement constatée concerne le pulvérisateur dont le contrôle technique n’est pas à jour. Celui-ci doit être réalisé au bout de cinq ans après l’achat neuf puis renouvelé tous les trois ans. « Sur les plus anciens, il y a parfois une absence de clapet anti-retour ou de buses anti-dérive. Pour les pulvérisateurs récents, généralement tout est intégré », précise Léa Schmitt, également inspectrice phytosanitaire à la Driaaf.

Concernant l'aspect réglementation, Louise Ledig, chargée de mission surveillance biologique du territoire à la Driaaf, a rappelé que la dématérialisation du registre phytosanitaire sera obligatoire à partir de 2027, avec la mise en place d'un logiciel gratuit qui sera probablement accessible pour la prochaine campagne. « Nous prévenons l’exploitant une semaine avant un contrôle pour qu’il ait le temps de préparer tous les documents. Nous sommes là pour travailler ensemble, apporter des solutions quand c'est nécessaire », témoigne-t-elle.

56 contrôles de bénéficiaires des aides Pac dans la région

La Driaaf Île-de-France effectue au total 130 contrôles sur la distribution, les prestations de services, les conseils et l'utilisation agricole et non agricole. L'Union européenne impose le contrôle de 1,5 % des exploitations bénéficiaires des aides Pac, soit 56 pour la région et 9 pour les Yvelines. Une non-conformité ne donne pas systématiquement lieu à une pénalité, il y a une gradation en fonction de leur nombre et de leur nature. « Nous allons davantage cibler des exploitations dans les aires d’alimentation de captage ou produisant des cultures avec des produits récemment interdits comme le chlorprophame sur les pommes de terre il y a quelques années », décrit Bertrand Huguet. Quelques contrôles hors conditionnalité sont également effectués sur « des exploitations maraîchères ou de petites surfaces », affirme l'adjoint au chef du pôle phytosanitaire au sein du Sral.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

S'abonner
Pour profiter de l'intégralité du contenu de notre site Internet, recevoir votre journal papier dans votre boîte aux lettres…
Mardi 3 mars, à Poupry. Guillaume Hardy est le nouveau président du syndicat Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir. Il succède à Sylvain Marcuard.
Guillaume Hardy : un jeune président pour JA 28
Lors de son assemblée générale le 13 février, Guillaume Hardy a été élu à la présidence du syndicat Jeunes agriculteurs d'…
Lundi 23 février, à Paris. L'association Cuisine en Loir-et-Cher était présente, lors de la journée du Loir-et-Cher afin de préparer des amuse-bouche d'exception avec des produits du terroir.
Le Loir-et-Cher mis en lumière lors du Sia
Une délégation loir-et-chérienne, avec notamment Marc Fesneau, député, et Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher, a rejoint Paris…
Publiez votre annonce judiciaire et légale
Le journal Horizons dispose d'une plateforme en ligne dédiée à la saisie des annonces judiciaires et légales, accessible à tous…
Pas un Salon sans médaille pour le brasseur de L'Eurélienne, Vincent Crosnier (à g.), qui décroche cette fois l'or pour sa blonde et le bronze pour sa triple.
Sia : l'Eure-et-Loir tire son épingle du jeu
Atypique. Cette édition 2026 du Salon international de l'agriculture ne ressemble à aucune des précédentes. Certes, les…
Dimanche 22 février, à Paris. Valérie Pécresse a inauguré le pavillon francilien du Salon de l'agriculture 2026.
Sia : Valérie Pécresse sur le stand régional en soutien aux agriculteurs franciliens
La présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, a passé la journée du dimanche 22 février au Salon de l'…
Publicité