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Une semaine noire pour les phytosanitaires

Alors que le monde agricole défend du pragmatisme, les décisions gouvernementales sur les produits phytopharmaceutiques se durcissent injustement.

Lors de l’annonce par le gouvernement du plan d’actions pour réduire la «dépendance de l’agriculture aux produits phytopharmaceutiques», Nicolas Hulot a été clair, l’objectif est de réduire l’utilisation des pesticides à terme !

Comme si cette non considération du monde agricole ne suffisait pas, d’autres annonces ont été faites notamment sur l’augmentation probable de la redevance pollution diffuse (dans le cadre du projet de loi de finance 2019) et sur la mise en place les zones d’épandage à proximité des habitations et des points d’eau.

Mais ce n’est pas tout ! Une majorité qualifiée d’Etats membres a voté vendredi
27 avril l’interdiction de trois néonicotinoïdes : la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame. Cette interdiction s’appliquera à l’ensemble des cultures en plein champ, avec pour seule dérogation les usages en serres, à condition que les graines et plantes ne quittent pas la serre.

Ce vote intervient après l’examen du projet de loi EGA (Etats Généraux de l’Alimentation) en commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale et la présentation du plan d’actions gouvernemental sur les produits phytosanitaires.

Bien loin du pragmatisme attendu, les annonces ne sont donc que hausse des charges :
hausse de la redevance pour pollution diffuse (50 millions d’euros), séparation de la vente et du conseil, interdiction des rabais, ristournes et remises, etc.
Impasse au niveau français, impasse au niveau européen :
il est temps que cela cesse et que les pouvoirs publics se concentrent sur la recherche d’alternatives ! C’est là tout l’objet du Contrat de solutions porté par la FNSEA et ses
35 partenaires.

La FDSEA 45 continue ainsi à porter les demandes de notre réseau :
✓ Rester dans le cadre européen pour les mesures d’autorisation des substances actives et des produits phytosanitaires et la définition des conditions d’usage.
✓ Pas d’augmentation des charges sur les agriculteurs : une séparation conseil vente appliquée au conseil pluriannuel, pas d’augmentation de la RPD (redevance pollution diffuse), pas d’interdiction des rabais, remises et ristournes et pas de pérennisation des CEPP.
✓ Des chartes pour la protection des riverains et pas de nouvelles zones non traitées tant pour la protection des populations, que de l’environnement.
✓ Un fléchage des financements également sur les investissements des agriculteurs pour la réduction de l’utilisation et des impacts des produits phytosanitaires.

La transition agricole et écologique ne pourra pas se faire sans nous et à coup de charges !

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