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Financement : Sofiprotéol, moteur du développement des filières

Fidèle à son histoire, Sofiprotéol continue d’apporter son concours financier à des entreprises pour soutenir leur croissance, appuyer des projets innovants, nouer des alliances stratégiques, mais en intégrant désormais dans sa stratégie d’intervention la notion d’investissement durable et responsable.

Jean-Philippe Puig, directeur général de Sofiprotéol.

310 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, 7 milliards, dix ans plus tard en 2013, Sofiprotéol a bénéficié « d’une croissance à la chinoise », selon Michel Boucly, le directeur général adjoint d’Avril, le nouveau nom du groupe adopté en janvier dernier. Créée au départ pour trouver des débouchés aux agriculteurs et d’échapper à la jachère décidée par Bruxelles, Avril est devenue en 30 ans une société de financement et de développement de référence de la filière des huiles et des protéines. Elle est aujourd’hui présente dans les huiles alimentaires (Lesieur), les biocarburants (diester), l’oléochimie pour ce qui est de la valorisation des huiles, la nutrition animale à destination des éleveurs pour le débouché protéines. Sans oublier des intérêts dans l’abattage et la production d’œufs et de viandes. Mais c’est le rôle de son bras financier, le nouveau Sofiprotéol, dont il a été surtout question, pour son lancement le 10 mars à Paris. Outre la filière des huiles et des protéines, son domaine de référence, Sofiprotéol s’intéresse à l’ensemble des grandes cultures et aux filières animales. « Nous avons vocation à devenir actionnaire minoritaire pour structurer les filières agricoles. Notre métier, c’est d’être investisseur minoritaire », insiste Michel Boucly, également directeur général délégué de Sofiprotéol. Par exemple dans les semences. Sofiprotéol a accompagné la montée en puissance de la RAGT, aujourd’hui le deuxième semencier français, en prenant à plusieurs reprises des participations minoritaires. Autres exemples, la santé animale, les coopératives Axéreal, Terrena, Vivescia, le groupe LDC, dans lesquels le fonds d’investissement agricole a soutenu récemment des projets de développement. Chaque fois, comme l’a rappelé Jacques Siret, le président de l’Onidol (interprofession), Sofiprotéol a été au rendez-vous de l’innovation, hier en participant à la création de nouvelles variétés de colza, mieux adaptées aux débouchés, à de nouvelles variétés de pois, bientôt sur le marché, « pour combler le déficit en protéines ».

Projets de développement

Sans oublier un nouveau challenge, celui du soja. « Notre objectif est de créer une nouvelle filière soja sans OGM et de passer de 50 000 hectares à 250 000 hectares » à l’horizon de 5 ans, a indiqué Gérard Tubéry, le président de la FOP grâce au financement de Sofiprotéol. Cela rejoint d’ailleurs la politique que souhaite mettre en œuvre désormais le groupe : des investissements durables, responsables et d’intérêt général. Ainsi que l’a rappelé Jean-Philippe Puig, le directeur général, le groupe a mis en place une grille d’évaluation consistant à intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans ses choix d’investissement. Bref une grille de notation extra financière portant sur les engagements des entreprises sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la réduction de la consommation d’énergie, la sécurité au travail pour diminuer les accidents, l’emploi des handicapés… etc. Ce n’est pas un hasard, si Sofiprotéol a apporté son concours à Valorex et à sa marque Bleu Blanc Cœur pour développer des productions d’oléoprotéagineux, le lin en particulier, riche en oméga 3, pour promouvoir une alimentation équilibrée et attentive à la santé des individus. Ou à la mise en œuvre de projets de méthanisation pour promouvoir une économie circulaire. Voire en finançant des projets hors de nos frontières, comme l’amélioration de la productivité du palmier à huile en lien avec le Cirad pour limiter la déforestation et bientôt le développement de la production d’arachide en Afrique pour doper le développement de l’agriculture locale et l’autonomie alimentaire des populations.

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