Édito de Benoit Mazure
« Le mirage des clauses miroirs »
Agriculteur à Morigny-Champigny (Essonne), Benoit Mazure est le président du syndicat Hurepoix-Étampois et, à ce titre, administrateur de la FDSEA Île-de-France. il prend la parole.
Agriculteur à Morigny-Champigny (Essonne), Benoit Mazure est le président du syndicat Hurepoix-Étampois et, à ce titre, administrateur de la FDSEA Île-de-France. il prend la parole.
Lutter contre la concurrence déloyale s’est imposé comme un sujet majeur dans nos combats syndicaux. Chacun d’entre nous voit ce que cela veut dire : des différences de normes sociales, sanitaires ou environnementales faussent le jeu à chaque fois au désavantage des agriculteurs français.
La solution ? Les gouvernements successifs nous l’affirment : ce sont les clauses miroirs et la réciprocité des normes pour que les produits importés respectent les mêmes exigences que nos produits locaux.
Malheureusement, ces bonnes idées se heurtent à la réalité car l’OMC interdit en principe de discriminer des produits importés selon leurs méthodes de production.
En d’autres mots, tant qu’un produit respecte les normes sanitaires de l’UE, il peut entrer, peu importe la façon dont il a été produit. Par exemple, un maïs sud-américain désherbé à l’atrazine qui, arrivé dans nos ports, respecte toutes les limites maximales de résidus peut être importé.