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Exploitation
Le Vignoble Tévenot, enraciné dans l’histoire et tourné vers l’avenir

Le Vignoble Tévenot a lancé la plantation de vignes en romorantin, une nouvelle étape dans cette aventure lancée en 1976 et qui continue chaque année de se développer.

Vincent Tévenot est le seul gérant du Vignoble Tévenot depuis la retraite de son père en 2018. Il est à la tête de 24 hectares de vignes à Candé-sur-Beuvron.
Vincent Tévenot est le seul gérant du Vignoble Tévenot depuis la retraite de son père en 2018. Il est à la tête de 24 hectares de vignes à Candé-sur-Beuvron.
© L.B. - Horizons

À l’occasion de l’événement du Pique-nique des Vignerons indépendants qui a eu lieu durant le week-end de la Pentecôte, Vincent Tévenot, gérant du domaine viticole Tévenot, a partagé avec passion l’histoire, les spécificités et les projets du domaine, tout en présentant le vignoble.

55 000 bouteilles par an

C’est Daniel Tévenot, en 1976, qui a lancé l’activité viticole, et depuis, le domaine a connu un développement constant au fil des décennies. Avec seulement 2 000 bouteilles produites à ses débuts, le vignoble en commercialise aujourd’hui environ 55 000 par an. Vincent Tévenot, installé sur l’exploitation depuis 2008, a repris seul la gestion du domaine en février 2024, à la suite du départ à la retraite de son père. Il rappelle le développement considérable de ces dernières décennies : « Mon père a lancé l'activité viticole en 1976. Il y a eu un fort développement durant toutes ces années ». Daniel Tévenot, aujourd’hui salarié sur l’exploitation, continue de transmettre son savoir-faire, tandis que Brigitte Tévenot, son épouse, reste un pilier de l’accueil au caveau et de la dégustation, permettant au vignoble de garder son âme familiale.

Du romorantin en 2028

L’exploitation s’étend sur 24 hectares de vignes, dont 18 hectares situés à moins de 2 km du chai. Le Vignoble Tévenot possède un large panel de cépages. Pour les blancs, on retrouve le sauvignon, le chardonnay, le chenin et l’orbois. Les rouges, eux, s’appuient sur un éventail composé de pinot noir, gamay, cabernet franc et côt. Depuis juillet 2024, une nouvelle page s’est ouverte avec l'introduction du cépage romorantin, planté sur 30 ares. Un choix qui s’est dessiné naturellement, porté par la demande des clients désireux de pouvoir déguster des vins issus de l’appellation Cour-Cheverny. « Je me suis rendu compte que beaucoup de clients souhaitaient pouvoir déguster des vins en appellation Cour-Cheverny, donc on a décidé de lancer la plantation du cépage romorantin pour répondre à la demande », explique le vigneron. Les premières bouteilles sont espérées pour 2028, après notamment une année de garde, obligatoire en appellation Cour-Cheverny : « C’est une gamme de plus pour les particuliers », assure Vincent Tévenot.

Des vendanges mécaniques et manuelles

Si le domaine vend également aux restaurateurs et négociants, la vente directe demeure le pilier de sa stratégie commerciale. « Le contact avec nos clients est important », insiste le gérant du vignoble. Depuis son installation, les volumes de vente se sont maintenus, bien que la baisse globale de la consommation de vin oblige à attirer davantage de clients. « Avec la baisse de la consommation, il faut désormais davantage de clients pour réussir à maintenir les mêmes volumes de vente. » La vinification au domaine Tévenot s’opère dans des cuves en acier émaillé, avec une capacité totale dépassant les 1 000 hectolitres. En ce qui concerne les vendanges, le domaine alterne entre récolte mécanique et manuelle. Pour les 5 hectares consacrés au crémant, la vendange se fait, comme le réclame le cahier des charges, exclusivement à la main : « On a certaines parcelles qui n’ont jamais vu passer les vendangeuses car dédiées au crémant depuis une quarantaine d’années ». Toutefois, cela impose un fort recrutement de main-d’œuvre. « On arrive à trouver des saisonniers, mais la moyenne d’âge est entre 50 et 70 ans. C’est difficile de trouver des jeunes motivés pour les vendanges », regrette Vincent Tévenot.

Une année 2025 qui démarre bien

En ce qui concerne les dernières récoltes, les résultats ont été contrastés. L’année 2023 a été généreuse en quantité, mais décevante en qualité, tandis que 2024 est un millésime de très bonne qualité, mais moins abondant. Du côté de 2025, l’espoir est grand d’avoir enfin un millésime équilibré entre quantité et qualité. « La campagne démarre bien pour le moment, mais en 2023 aussi tout avait bien démarré et les pluies de fin août ont tout compliqué. Tant que les grappes ne sont pas récoltées, on ne peut pas savoir ce qu’il en sera », précise avec prudence le vigneron. Dans l’attente des vendanges et du nouveau millésime 2025, les précédentes cuvées continuent d’avoir du succès auprès des clients du vignoble.

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