Aller au contenu principal

Les P'tits Bergers proposent des pelotes intégralement en laine de mouton

En association avec la Ferme de Beaumont (Essonne), la Ferme des P’tits bergers dévoile son nouveau fil en laine 100 % mouton, disponible en pelotes et en écheveaux.

Depuis trois ans, Sandrine Drugeau travaille avec La Ferme de Beaumont pour proposer aujourd'hui une laine de moutons de race limousine croisée clun forest provenant de l’élevage de Valérie Sil.
Depuis trois ans, Sandrine Drugeau travaille avec La Ferme de Beaumont pour proposer aujourd'hui une laine de moutons de race limousine croisée clun forest provenant de l’élevage de Valérie Sil.
© A.B. - Horizons

À Chaussy, dans la Ferme des P’tits Bergers, Sandrine Drugeau se renouvelle sans cesse depuis son installation il y a quatre ans. Chaque année, elle innove en proposant un ou plusieurs produits issus de son cheptel, comme des vêtements, des pelotes ou des accessoires en mohair, ou encore des savons à base de lait de chèvre.

Le mois dernier, l’agricultrice a lancé son premier fil en laine 100 % mouton en collaboration avec Valérie Sil, éleveuse au sein de la Ferme de Beaumont, située à Valpuiseaux en Essonne. « Je travaille depuis trois ans avec Valérie Sil, explique-t-elle. Elle élève des moutons à viande de races solognote, limousine et clun forest. Ce mélange de races offre des laines vraiment intéressantes pour plusieurs types d'utilisation. Puisqu'elle fait pâturer ses bêtes sur des couverts sans ronces ou mauvaises herbes, leur laine ne se salit que très peu. Cela représente un réel avantage pour cette production ».

Promouvoir la laine des producteurs de viande

Afin de valoriser cette laine habituellement jetée ou cédée au tondeur, et après trois ans de sélection, Sandrine Drugeau a enfin pu en transformer 120 kilos durant l’été. « Je voulais prouver à Valérie que sa laine, au même titre que sa viande, était de très bonne qualité et qu’elle méritait elle aussi d’être travaillée, précise-t-elle. Cela envoie par ailleurs un message positif aux éleveurs ». Cette laine est aujourd’hui transformée dans la filature de Niaux, installée dans les Pyrénées. Ce fil 100 % mouton, baptisé « fil Beaumont », a permis à l’éleveuse loirétaine de confectionner des écharpes, des layettes, des bonnets ainsi que des pelotes avec « une laine de mouton pure, douce et gonflante pour tenir bien chaud ». « Cet échange nous permet de travailler entre éleveuses, se réjouit Sandrine Drugeau. De son côté, Valérie propose aussi à la vente quelques produits fabriqués avec sa laine, ce qui met en avant sa viande, car une belle laine est synonyme d’animaux en bonne santé ».

Un stock limité et des articles en pré-commande

Le fil Beaumont est disponible en écheveaux de 100 grammes, ainsi qu'en pelotes de 50 et 100 grammes. Cette laine, tricotée en double, permet de réaliser des tricots de « type irlandais ». En fil simple, elle est particulièrement adaptée pour réaliser des bonnets et des accessoires de layette. Pour le moment, la laine n'est vendue qu'en fils écrus, sans teinture. Mais à la demande, Sandrine Drugeau sera ravie d'y apposer des couleurs : « Au printemps si des clients me le réclament, je pourrai leur proposer une teinture avec les plantes cultivées sur la ferme », affirme-t-elle. Désormais, son objectif est de terminer, d’ici la fin de l’hiver, le tri de sa propre laine de mouton shetland afin de proposer un fil filé en pré-commande, tout en continuant à travailler sa laine angora.

Toujours en collaboration avec la Ferme de Beaumont, des semelles en laine de mouton sont disponibles à prix réduit en pré-­commande (12 euros au lieu de 14). Enfin, face au succès de ses savons au lait de chèvre angora, une seconde production devrait être présentée au printemps 2024.

+ d'infos :

Découvrez le fil de laine Beaumont sur le site de la Ferme des P'tits Bergers.

À l'occasion des fêtes, découvrez aussi Les infusions 100 % loirétaines « Bonjour bonsoir » d'Antoine Rauline

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

De gauche à droite, Éric Thirouin, président de l'AGPB, François Jacques, secrétaire général d'Arvalis, Magali Filhue, déléguée générale de Brasseurs de France, Mélanie Franche, ingénieure chez Arvalis et animatrice de la filière Orges brassicoles, Philippe Dubief, président de la filière orges brassicoles pour Arvalis et l'AGPB, Jérôme Fabre, directeur de la région Est d'Arvalis, Benoît Piétrement, président d'Intercéréales, Jean-Philippe Jélu, président de Malteurs de France ...
La filière brassicole unie pour relever les défis
Renforcer la compétitivité de chaque maillon de la chaîne et anticiper les évolutions des marchés, telles étaient les priorités…
Olivier Hardouin (à g.) et François-Xavier Rone.
Olivier Hardouin, nouveau président de la FNSEA 41
La FNSEA 41 a tenu un conseil d’administration électif lundi 31 mars. Olivier Hardouin a été élu nouveau président du…
Lundi 31 mars, entre Itteville et Cerny (Essonne). Une dizaine d'agriculteurs se sont donné rendez-vous pour faire part de leur mécontentement.
Les agriculteurs se mobilisent à cause des routes trop étroites
Les agriculteurs de l'Essonne ont organisé une manifestation lundi 31 mars à l'aube. L'objectif était de démontrer la…
Le 6 avril, à Sours. Les chalands se sont déplacés en nombre à la brasserie de Chandres à l'occasion de son vingtième anniversaire, fêté sous un soleil radieux.
6 000 visiteurs pour les 20 ans de la Brasserie de Chandres
La Brasserie de Chandres, à Sours (Eure-et-Loir), a fêté ses 20 premiers printemps les samedi 5 et dimanche 6 avril autour…
Samedi 12 avril, à Louvres (Val-d'Oise). Plusieurs quads ont circulé sur une parcelle de betteraves semées moins de trois semaines avant.
Le Val-d'Oise œuvre face à la délinquance routière dans les parcelles agricoles
Avec le retour du beau temps, les agriculteurs doivent faire face aux nombreux passages non autorisés de véhicules, notamment des…
Flavie Delattre cultive des asperges sur son exploitation à Férolles.
Flavie Delattre cultive l’asperge et le lien humain
Issue du secteur médico-social, Flavie Delattre a repris la ferme familiale loirétaine il y a cinq ans. Elle y a implanté une…
Publicité