Aller au contenu principal

Emploi
Les règles applicables à la période d’essai d’un CDI

La période d’essai a un double objectif : permettre à l’employeur d’évaluer les compétences de son nouveau salarié et permettre au salarié d’apprécier si les fonctions lui conviennent. Le point sur les règles applicables.

La période d’essai peut être renouvelée une fois.
La période d’essai peut être renouvelée une fois.
© illustration

Facultative, la période d’essai se situe nécessairement dès l’embauche. Pour être opposable, elle doit être expressément prévue dans le contrat de travail. Un contrat verbal exclut, de fait, le recours à la période d’essai. Cette dernière constitue la première phase du contrat au cours de laquelle l’une ou l’autre des parties peut rompre sans indemnités. Elle doit être décomptée en jours calendaires et non pas en jours de travail.

Prévue dans la Convention collective nationale de la production agricole et des Cuma du 15 septembre 2020, la durée initiale de la période d’essai ne peut excéder deux mois pour les ouvriers et employés, trois mois pour les agents de maîtrise, quatre mois pour les cadres.

Renouvellement et prolongation

La période d’essai peut être renouvelée une fois sans toutefois pouvoir dépasser quatre mois pour les ouvriers et employés, six mois pour les agents de maîtrise, et huit mois pour les cadres. L’employeur souhaitant renouveler la période d’essai doit le faire savoir au salarié avant l’expiration de la première période. Il doit obtenir son accord exprès et non équivoque. Le renouvellement systématique ou prévu dès l’origine dans le contrat est abusif.

Toute suspension du contrat de travail prolonge d’autant la durée de la période d’essai. Par suspension, on entend congés payés ou sans solde, jours de RTT, arrêt de travail pour maladie ou pour accident du travail.

Rupture et délai de prévenance

Si la période d’essai est concluante, le contrat de travail se poursuit sans autre formalité. Dans le cas contraire, elle peut être rompue par l’employeur ou le salarié sans avoir à motiver leur décision, ni à verser d’indemnités. Mais il est conseillé de formaliser cette rupture par l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre.

Que la rupture émane du salarié ou de l’employeur, il y a lieu de respecter un délai de prévenance dont la durée dépend du temps de présence du salarié dans l’entreprise. Le salarié doit prévenir l’employeur au moins 48 heures à l’avance pour toute présence supérieure à huit jours, 24 heures pour une durée de présence inférieure. L’employeur doit quant à lui respecter un préavis au moins égal à 24 heures pour une durée de moins de huit jours, 48 heures entre huit jours et un mois de présence, deux semaines après un mois de présence, un mois après trois mois de présence.

La liberté de rupture connaît cependant des limites, elle ne peut résulter d’une attitude fautive de l’employeur. Un motif discriminatoire ou extérieur aux compétences professionnelles du salarié ne sera donc pas admis. Dans ce cas, des dommages et intérêts pourront être demandés.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Le nématode du pin détecté sur un insecte dans le Loiret
Un insecte porteur du nématode du pin a été détecté dans la forêt d’Orléans. Aucun arbre contaminé n’a été identifié à ce stade,…
Fontainebleau : deux nouveaux départs de feu, les agriculteurs de retour aux côtés des pompiers
Alors que l'incendie était sous contrôle depuis plusieurs jours, deux importants départs de feu se sont déclarés mercredi soir en…
Le 23 juin, à Lutz (Eure-et-Loir). Jean-Baptiste Bourdeloup est parmi les premiers lauréats de la Bourse de recherche à la ferme. Avec son collègue Laurent Isambert, ils travaillent sur la biostimulation en pommes de terre.
Une bourse pour les essais de Jean-Baptiste Bourdeloup
Jean-Baptiste Bourdeloup et Laurent Isambert, producteurs de pommes de terre bio en Eure-et-Loir, font partie des six premiers…
Mercredi 10 juin à Prunay-en-Yvelines (Yvelines). Semae Centre et Agri Obtentions ont organisé une journée pour faire découvrir les progrès génétiques.
Une journée semences et innovation par Semae et Agri Obtentions
Semae Centre et Agri Obtentions ont organisé une journée dédiée au progrès génétique le 10 juin à Prunay-en-Yvelines…
SR 77 : communiquer pour développer l’activité
L’assemblée générale du service de remplacement a permis de dresser un bilan en léger retrait de l’activité 2025. Maladie et…
À Saint-Cyr-en-Val, 160 pompiers et des agriculteurs ont été mobilisés pour contenir un incendie qui a détruit 84 hectares le 12 juillet.
Le Loiret mobilisé face aux incendies
Plusieurs incendies ont touché le Loiret ce mois-ci. Des agriculteurs se sont mobilisés avec leur matériel pour limiter la…
Publicité