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Portrait
Louis, Marc et leurs tiny houses

Marc Arnal et Louis Graffeuil sont deux jeunes entrepreneurs basés à Ouzouer-des-Champs, dans le Loiret. Leur projet ? Des tiny houses, de petits hébergements écologiques 100 % autonomes. Rencontre.

Marc Arnal et Louis Graffeuil se sont rencontrés sur les bancs de l’école. Après avoir mis un pied dans le monde professionnel, les deux amis avaient la volonté de monter leur propre affaire, empreinte de leurs engagements personnels.

C’est à la croisée de ces envies qu’est né Bucoli, en mars 2020.

Les deux jeunes hommes investissent alors dans des hébergements écologiques en bois complètement autonomes en eau, en électricité et en chauffage. Leur but est de les installer en pleine nature, afin d’inviter les jeunes urbains à s’évader au vert.

« C’est assez simple d’avoir de l’autonomie lorsque l’on fait des concessions sur le confort. Avec la tiny house, nous avons les deux », affirme Louis. Les terrains appartiennent à des exploitants agricoles.

« Ils peuvent ainsi proposer leurs produits ou ceux du terroir local. Ils sont acteurs de l’agrotourisme et peuvent se diversifier sans investir », assurent les entrepreneurs.

Aujourd’hui, Marc et Louis ont placé une tiny house dans l’Yonne. Et leur projet d’hébergement insolite dépasse de loin leurs espérances. « Depuis l’installation de la tiny house en septembre, nous avons tout le temps du monde. Ça nous encourage à développer le concept. Les 20-35 ans ont la volonté de se déconnecter. Cette génération a une sensibilité pour les circuits courts et le consommer local. »

La tiny house, traduction anglaise de "maisonnette", a une capacité d’accueil de deux personnes et est à 40 % vitrée. « Cela donne l’impression de dormir à la belle étoile », explique Marc.

L’idée des deux amis est de mettre en place des partenariats sur plusieurs années. Louis répète qu’il s’agit d’un procédé gagnant-gagnant : « Nous investissons dans les hébergements, nous les installons, nous payons les assurances et nous nous chargeons d'avoir les autorisations auprès de la mairie. L’exploitant, lui, met à disposition son terrain et prend en charge l’entretien ».

Ils garantissent à l’agriculteur un revenu moyen de 500 euros par mois.

« En plus de pouvoir à sa guise proposer ses activités, le propriétaire ne gère ni l’accueil, ni le départ des clients. La remise des clés se fait par code via un boîtier. Il n’est pas contraint par les horaires. Il reste exploitant agricole. Et nous nous chargeons de chercher des voyageurs. »

Marc et Louis insistent pour que leur projet demeure une expérience écologique unique, pour les touristes et le propriétaire.

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