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Agronomie
Terres Inovia : rencontre technique en visioconférence

Comme chaque année, les spécialistes de Terres Inovia livrent les résultats de leurs travaux au travers de réunions techniques. Le 30 novembre dernier, une session était dédiée à la région Centre-Val de Loire.

Le 30 novembre, sur Internet. L'ingénieur de Terres Inovia, Julien Charbonnaud (à d.), a animé la Rencontre technique consacrée aux problématiques régionales.

 

En 2020, crise sanitaire oblige, les Réunions techniques régionales de Terres Inovia évoluent vers des sessions 100 % digitales et gratuites. Leur nom aussi change pour devenir les Rencontres techniques de Terres Inovia.

Ainsi, le 30 novembre dernier, cent cinquante personnes étaient connectées sur Internet afin de participer à la session baptisée « Centre-Val de Loire : gestion des bio-agresseurs, de la parcelle au système de cultures ».

Durant deux heures, les experts de Terres Inovia ont présenté plusieurs travaux visant à améliorer les itinéraires techniques et la conduite des cultures oléo-protéagineuses. Dans un premier temps, Gilles Sauzet, ingénieur de développement à l’Institut technique des huiles et protéines végétales, a fait le bilan, après cinq ans, de la plate-forme d’expérimentation Syppre, mise en place après la récolte de 2016.

Cette année marque une étape importante de la recherche afin d’analyser les résultats qui seront les premiers éléments de synthèse et de réflexion pour les années à venir.

Cette action Syppre est un projet collectif ambitieux inter-instituts mettant en commun l’expertise d’Arvalis-Institut du végétal, de l’Institut technique de la betterave (ITB) et de Terres Inovia pour construire l’agriculture de demain.

Il se concentre sur trois volets en interaction : l’observatoire des systèmes, les plates-formes expérimentales et les réseaux d’agriculteurs.

Lors de cette rencontre, Gilles Sauzet s’est concentré sur les différentes plates-formes expérimentales. « Nous en avons cinq en France dont une dans le Berry, située en sol argilo-calcaire superficiel », explique-t-il.

L’objectif de cette plate-forme Syppre est d’aboutir à une triple performance : économique, environnementale et sociale et de mener également une étude afin de répondre aux problématiques contextuelles. Au final, l’expert rapporte des enseignements positifs mais mitigés cependant.

Dans un deuxième temps, Anne Moussart, chargée d’études, a pris la parole afin de revenir sur la problématique des viroses survenues dans les parcelles de légumineuses au printemps dernier.

La spécialiste a commencé par un rapide rappel sur les phytovirus en mettant l’accent sur la transmission par les pucerons : « Les pucerons sont de très bons vecteurs de virus de par leur comportement alimentaire et leur cycle biologique. Plusieurs espèces sont vectrices de virus sur légumineuse dont l’Acyrthosiphon pisum, l’Aphis fabae et le Myzus persicae ».

Elle rappelle ainsi que la connaissance de l’espèce et de son mode de reproduction est importante dans la lutte contre les phytovirus. Anne Moussart a continé en présentant l’observatoire que l’institut et ses partenaires ont mis en place. 85 parcelles ont été étudiées dont un tiers en Centre-Val de Loire.

Elle a ensuite exposé les symptômes observés et les virus détectés via des photographies de légumineuses, notamment le pois, la féverole, la lentille et le pois chiche. Enfin, elle a introduit des facteurs explicatifs qui déboucheront vers des enseignements pour la prochaine campagne.

Enfin, troisième et dernière partie de cette session, Arnaud Van Boxsom, responsable de l’évaluation variétale chez Terre Inovia et Julien Charbonnaud, ingénieur de développement Centre-Val de Loire, se sont penchés sur les leviers variétaux contre les ravageurs du colza. En effet, de nouveaux caractères sont à l’étude.

En préambule, Julien Charbonnaud insiste sur le fait que les nouvelles variétés ne sont pas une réponse systématique : « Les ravageurs d’automne sont une véritable problématique que la variété ne pourra pas solutionner à elle seule ».

Les deux experts rappellent que le contexte sanitaire actuel en région Centre-Val de Loire engendre une augmentation de la présence et des dégâts de ravageurs.

Ces dernières années, l’évolution du climat avec des phases de sécheresse automnale, la douceur hivernale, la sécheresse estivale, des gelées tardives et des abats d’eaux, a été un facteur pénalisant pour le colza. L’étude menée voulait répondre à cette question : existe-il des variétés plus adaptées à ce contexte sanitaire et climatique ?

Une réponse à laquelle il est aujourd'hui encore difficile de répondre en raison de la diminution des solutions phytosanitaires disponibles et efficaces.

Pour en savoir plus, voici l’intégralité de cette rencontre technique :

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