Aller au contenu principal

Un vignoble ancien et pourtant toujours innovant

Anne Josseau, la gérante du Domaine des Tabourelles, présente ce vignoble familial qui, depuis 1844, a su se renouveler au fur et à mesure des générations.

Anne Josseau, vigneronne et gérante du Domaine des Tabourelles a repris en 2009 un vignoble familial datant de 1844. Pourtant, avec un métier de conseillère dans le secteur bancaire, Anne Josseau ne se destinait pas à reprendre. « Mes parents avaient prévu de vendre le domaine lorsqu’ils partiraient en retraite. Mais je me suis dit que c’était dommage que le domaine quitte la famille. Alors, j'ai décidé de reprendre » se remémore la vigneronne. Historiquement, le vignoble était intégré à la coopérative de Oisly et en 2003, un chai est construit dans une vieille grange afin de vinifier au sein du domaine avec une commercialisation uniquement en négoce.

35 % de vente directe

« Lorsque j’ai repris le domaine en 2009, ma volonté était de pouvoir vendre en bouteille, ce qui se faisait très peu du temps de mes parents » explique Anne Josseau. Dès 2011, Stéphane Josseau son beau-frère lance le Troglo dégusto afin de pouvoir organiser des événements et des dégustations avec des vins exclusivement issus du domaine des Tabourelles. « Ce sont 30 % de bouteilles qui sont vendus avec le Troglo dégusto. De mon côté la vente avec le domaine concerne 5 % de vente, tandis que le reste est vendu au négoce » précise la vigneronne. Anne Josseau souhaite toujours plus se moderniser et inventer. Elle a décidé de partir à la rencontre de ses clients en faisant des salons un peu partout en France. « Je me suis rendue compte que beaucoup de nos acheteurs qui habitaient loin du domaine voulaient se procurer nos bouteilles. Je me suis dit qu’il était nécessaire de faire des salons en les y conviant », détaille la gérante du domaine.

Une dizaine de cépages

Le vignoble fait partie de l’appellation Touraine-Chenonceaux et il possède la certification HVE niveau 3, ainsi que TerraVitis. Comme Anne Josseau aime l’affirmer : « Nous sommes raisonnables sur tous les points et c’est important de le préciser ». D’ailleurs, le vignoble se compose d’au moins une dizaine de cépages dont majoritairement le sauvignon avec 7 hectares sur les 20 hectares de vignoble. En vin rouge, le domaine des Tabourelles possède différents cépages comme le côt, le gamay, le cabernet franc ou encore le pineau d’aunis. Toutefois, le cépage que préfère Anne Josseau est le côt. « J’ai trois cuvées de ce cépage. J’aime le vinifier. C’est un cépage que j’apprécie énormément » détaille la vigneronne qui précise : « C’est intéressant d’avoir autant de cépage pour la vinification ».

Difficulté à recruter

Pour la répartition du travail, Anne Josseau est seule gérante du domaine et même si elle peut compter sur l’aide de ses parents, elle a besoin de salariés pour l’accompagner. « La grande difficulté pour moi depuis longtemps était de trouver un salarié dans les vignes. Même si pour l’instant, je suis chanceuse car j’ai trouvé depuis un mois un super salarié qui s’occupe parfaitement des vignes du domaine », explique la gérante du domaine. Cependant, elle assure que l’embauche de salariés dans ce secteur « est vraiment un point négatif et compliqué ».

Du blanc jusqu’au rouge, en passant par les bulles, le Domaine des Tabourelles sait offrir une gamme diversifiée à ses clients ainsi que des découvertes passionnantes avec le Troglo dégusto.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Sécheresse et chaleur ont engendré une baisse de la production d'oignons en Beauce. Sans irrigation, la situation aurait été catastrophique.
Oignons : des rendements en retrait mais l'irrigation sauve la récolte en Beauce
Pour faire le point sur la campagne oignons qui s'est achevée début octobre, nous rencontrons le président-directeur général de…
À Cergy (Val-d'Oise), lundi 28 novembre. De gauche à droite, Vincent Hornet, Audrey Chantepie et Florian Léchaudé décrivent leur quotidien difficile.
Les producteurs de la plaine maraîchère de Cergy en plein désarroi
Le long de l'Oise, la plaine maraîchère de Cergy (Val-d'Oise) compte huit producteurs qui exploitent environ 80 hectares. Depuis…
Afin d'offrir un abri à la faune sauvage, Philippine Allard a planté du Sinapis arvensis (moutarde des champs) en bout de champ.
Philippine Allard, cheffe d'exploitation
Agricultrice à Charsonville (Loiret), Philippine Allard veut valoriser la place de la femme dans les exploitations céréalières.
Le broyage de la paille est plus fin qu'avec les broyeurs montés originellement.
Redekop : mieux répartir les pailles et broyer plus fin
Dans notre nouveau dossier Moissonneuses-batteuses, nous proposons un focus (avec vidéo) sur le broyeur du constructeur canadien…
De g. à d.	: Samuel Vandaele, Olivier Barnay, Christophe Hillairet, Marc Guillaume et Guillaume Lefort.
Les chambres d'Agriculture engagent un rapport de force avec l'État
La session d'automne de la chambre d'Agriculture de région Île-de-France s'est tenue le 29 novembre à Paris sur fond de tensions…
Lundi 28 novembre, à Chartres. Le président de la chambre d'Agriculture des Deux-Sèvres, Jean-Marc Renaudeau, a été invité en session pour expliquer ce qui se passe autour des projets de retenues de substitution.
Le débat autour des bassines dans les Deux-Sèvres s'invite en session Chambre d'Eure-et-Loir
L'ultime session de l'année des membres de la chambre d'Agriculture d'Eure-et-Loir se déroule le 28 novembre sous la houlette de…
Publicité