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Le préfet des Yvelines visite un élevage d'escargots

Le préfet des Yvelines Frédéric Rose s’est rendu sur une exploitation à Oinville-sur-Montcient, lundi 19 janvier, pour découvrir l'élevage d'escargots.

C'est un élevage particulier que le préfet des Yvelines, Frédéric Rose, a découvert lundi 19 janvier à Oinville-sur-Montcient (Yvelines), en bordure du Val-d'Oise. En compagnie du sous-préfet de Mantes-la-Jolie, Éric Zabouraeff, ils ont été accueillis par Philippe Maurice, son fils Quentin et plusieurs représentants de la profession agricole pour une visite de la Ferme du Colimaçon, l'une des seules productrices d'escargots dans la région.

« Je me suis installé en 1987 en reprenant l'exploitation de mes parents », retrace Philippe Maurice qui partira à la retraite à la fin de l'année 2026. « À l'époque, l'exploitation en polyculture-élevage faisait 47 hectares et il y avait encore quatre agriculteurs dans la commune. Aujourd'hui, c'est la dernière de la commune et elle fait près de 210 hectares », explique-t-il.

L’héliciculture est arrivée à la ferme en 1997 détaille l'exploitant : « Mon ex-épouse travaillait dans le commerce à Paris. C'était compliqué avec trois enfants donc pour qu'elle vienne travailler sur l'exploitation, nous nous sommes lancés dans une diversification. Elle était fan d'escargots alors que je n'y connaissais rien. Elle a suivi une formation et depuis mon fils a repris ».

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Un quart du chiffre d'affaires

La Ferme du Colimaçon achète désormais 150 000 escargots par an, qui sont élevés, nourris à l'herbe et aux céréales concassés, puis transformés sur un seul et même site. Près de 120 000 sont généralement récoltés à partir de septembre. « Il y a toujours un peu de perte, cela peut représenter jusqu'à 50 % en cas de grosse canicule », raconte Philippe Maurice à un préfet et un sous-préfet curieux. « Après les fêtes, nous réalisons un vide sanitaire pour éviter les problèmes de bactéries, puis nous plantons un couvert végétal pour nourrir les escargots suivants », ajoute-t-il.

L’héliciculture représente environ un quart du chiffre d'affaires total de l'exploitation. « Cela a permis à mon ex-épouse d'avoir un salaire sur l'exploitation puis à mon fils de pouvoir s'installer. Les cours des céréales sont tellement saccadés que la diversification est primordiale pour la qualité de vie dans les exploitations », estime le futur retraité. « Depuis petit, ce sont les céréales qui m'intéressent le plus, mais j'ai vite compris que je n'avais pas le choix de m'occuper aussi des escargots parce que cela fait vivre l'exploitation », complète Quentin Maurice, qui va reprendre l'ensemble de l'exploitation prochainement.

Fêtes de fin d'année

Malgré cette réussite, la Ferme du Colimaçon est confrontée à un problème : celui de la main-d'œuvre. « Nous avons parfois un apprenti ou un stagiaire, mais la boutique ne tourne qu'à partir du 15 novembre, donc nous ne pouvons pas avoir quelqu'un à plein temps », décrit Philippe Maurice au préfet, conscient de la difficulté des agriculteurs pour recruter localement. « De septembre à décembre, il y a pas mal de temps en laboratoire. Le calendrier coince un petit peu en septembre et octobre, nous sommes obligés de faire une pause pendant quinze jours pendant les semis », précise-t-il.

L'élevage d'escargots représente surtout une grosse charge de travail à l'approche des fêtes de fin d'année. « Il y a des clients que je ne vois qu'une seule fois par an », constate Philippe Maurice. Outre la vente à la ferme, la famille est également très présente sur les marchés à thème durant l'automne puis, en point d'orgue, sur les marchés de Noël, où ils ne vendent que des produits frais. Tout se fait donc en circuit court. « Nous ne travaillons que très peu avec les grandes et moyennes surfaces où quasiment tous les escargots viennent de l'étranger », témoigne l'agriculteur. Après une dégustation d'escargots, le préfet saura désormais où s'en procurer des locaux.

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